Rennes
Pourquoi il fallait y être : Et si on se réinventait avec le CJD de Rennes ?
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Pourquoi il fallait y être : Et si on se réinventait avec le CJD de Rennes ?

Le réseau des jeunes dirigeants rennais a rencontré le succès le 27 mars lors de sa plénière qui a fédéré quelque 1 200 spectateurs, acteurs d'un certain changement...

Le thème choisi pour la plénière du CJD, le 27 mars à Rennes, était volontairement provocateur : « Et si on se réinventait ? » L'homme de Cro-Magnon en tête d'affiche a rassemblé quelque 1 200 cadres et dirigeants d'entreprise au Liberté. Le président du réseau bretillien, William Gouesbet (société Kerlink) a rappelé l'importance du CJD, « pour une économie au service de l'Homme », depuis 1938. Puis, Oussama Ammar, fondateur de l'incubateur de startups The Family (déjà venu à Rennes en 2016 pour l'APM) a fait son habituel show d'homme d'affaires décalé. Il s'attache à faire changer l'état d'esprit sur l'entrepreneuriat en France, en levant la barrière culturelle de l'échec. Pour lui, « le monde n'est pas en train de changer, il a déjà changé ! » Et « il ne manque pas grand chose pour que ça matche. »

L'enjeu de la réinvention n'est pas, pour Oussama Ammar, un sujet de technologie, ni un sujet économique ou de financement, mais un sujet de savoir-faire. « Car on est passé d'un monde où on sous-traitait ce qu'on ne savait pas faire, à un monde où il est devenu dangereux de sous-traiter quelque chose qu'on ne sait pas faire. » Son conseil aux entrepreneurs : « Ne jamais déléguer une tâche que vous ne savez pas faire ! Bien au contraire, sous-traiter ce que l'on sait faire, parce qu'il est alors toujours plus facile d'évaluer la qualité du prestataire. Et se forcer à apprendre tout le reste. »

Autre invité, l'ex-patron d'Essilor, auteur de « Que chacun s'y mette », Xavier Fontanet a égrainé 30 ans de transformation mondiale du groupe qu'il a dirigé. « On va se transformer par la mondialisation », a-t-il lancé en introduction. Sa façon à lui « très simple de se transformer, c'est de conquérir le monde ! Pour être bienfaiteur, il faut être leader mondial ». Sa recette gagnante : stratégie et confiance.

Une table ronde a ensuite réuni les trois entrepreneurs Christophe Benavent (professeur à Paris-Nanterre), David Le Glanaër (Syd Conseil) et le Rennais Gilles Simonessa (TecControl). Ce dernier défend l'innovation comme source de réinvention. « Se réinventer c'est cultiver l'art de l'apprentissage », selon le premier. Quant à David Le Glanaër, il illustre une entreprise libérée, où « chaque salarié se sent autorisé à prendre toute décision qu'il juge nécessaire pour le bien de l'entreprise et de ses clients ». Syd Conseil reverse 10 % de ses résultats à des projets caritatifs, sociétaux ou environnementaux portés par ses collaborateurs. De quoi donner des envies à d'autres de suivre la voie...

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