Entre les Rencontres Mid et le premier Congrès français des jeunes entreprises innovantes, la semaine du 8novembre semblait placée, à Toulouse, sous le double patronage de sainte Innovation et saint Financement. Si la richesse du contenu de ces journées est indéniable et qu'elles participent à combler le déficit culturel français en la matière, force est de constater l'existence de deux mondes distincts, bien souvent parallèles. D'un côté l'entreprise innovante qui veut lever des fondspour financer son amorçage ou son développement; de l'autre l'investisseur en capital, en quête d'un projet à potentiel. Le constat dressé par le patron d'une PME toulousaine, présent aux Rencontres Mid en tant que business angel, donne à réfléchir: «La quasi totalité des start-up qui veulent lever des fonds- parfois plusieurs millionsd'euros- n'ont aucune idée de la dilution du capital qu'elles sont prêtes à concéder ou alors elles ont la certitude de vouloir rester majoritaires. Au fond, qu'est-ce qui est préférable: ouvrir la majorité de son capital à quelqu'un qui a tout intérêt à apporter son expérience, son réseau et sa vision financière pour mener le projet à son terme et en tirer une plus-value ou garder 100% des parts d'une entreprise qui ne fait aucun bénéfice car son produit n'a pas trouvé son marché?» À méditer pour qui veut lever des millions... @email
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