Plein Centre : Pour davantage peser, l'association veut gonfler ses rangs
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Plein Centre : Pour davantage peser, l'association veut gonfler ses rangs

Commerce Pour peser davantage, l'association de commerçants Plein Centre souhaite gagner des adhérents. Rencontre avec son nouveau président, Noël Renault.



Noël Renault, directeur de la Fnac, vous succédez à Hugues Frioux à la présidence de Plein Centre. Ce n'est pas antinomique de diriger une grosse structure et de présider une association qui regroupe en majorité des petits commerçants?


Absolument pas. La meilleure preuve

, c'est que Plein Centre a été créé en 2000 par mon prédécesseur à la Fnac de Nantes, Jean-Benoît Cazeneuve. Dans un centre-ville, il faut des locomotives commerciales, la Fnac en est une, comme les Galeries Lafayette, et crée du trafic pour les plus petits commerces.


Quels sont vos objectifs pour Plein Centre?

Le premier porte sur l'animation commerciale. On va poursuivre ce qui a marché comme le défilé de mode ou le train de Noël. Mais on souhaite aussi proposer des rendez-vous plus réguliers et plus innovants. Pour cela, il faut que Plein Centre se développe. C'est notre deuxième axe. Aujourd'hui, nous fédérons 350 commerçants. Pour être plus représentatif et davantage peser, je souhaite que l'on passe rapidement à 400, ensuite à 500 ou 600 adhérents. C'est possible puisque l'on compte 1.200 commerçants dans le centre-ville. Pour cela, il faut que l'on soit plus proche de leurs attentes. C'est pour cela que je souhaite mettre en place des ambassadeurs par quartier. On va aussi se rapprocher d'associations comme celles des commerçants de Pommeraye ou du Château pour voir ce que l'on peut faire ensemble.


La profession de commerçant évolue avec l'e-commerce...


C'est un de nos chantiers aussi.


On souhaite professionnaliser nos adhérents en la matière. Nous allons créer une plate-forme web leur permettant de faire leurs premiers pas dans l'e-commerce.

On souhaite leur apporter ce nouveau service. Mais cela a un coût. D'où le besoin de faire grossir nos effectifs et de trouver de nouveaux partenaires financiers privés. Cette professionnalisation passe aussi par le chèque cadeau des commerçants du centre-ville. Il existe déjà mais il faut vraiment le faire décoller.


Malgré 1.200 commerçants, le centre-ville
pèse peu en termes de chiffre d'affaires par rapport aux centres commerciaux de périphérie. Cela reste une préoccupation?

L'offre de périphérie est énorme à Nantes.
Maintenant attention à ne pas encore la renforcer. Réduire l'accès aux voitures en centre-ville, notamment en piétonnisant le Cours des 50 Otages, peut encore créer de l'évasion de trafic commercial vers ces pôles commerciaux. Il ne faut pas que le centre devienne un musée. Pour cela, il faut donner aux commerçants du centre-ville les moyens de lutter face à cette concurrence de périphérie.

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