Depuis le 1ermars, le quotidien Ouest-France est passé à 0,80€, contre 0,70 € jusqu'alors. Un prix qui était resté inchangé depuis 2001. Dans un entretien au Figaro le mois dernier, François-Régis Hutin, patron du groupe rennais, a par ailleurs annoncé que la crise «frapp (ait) bien évidemment (son) groupe, avec un recul des petites annonces, dans l'emploi, l'automobile et l'immobilier». Ouest-France, comme tous les titres de presse, subissent en effet de plein fouet la chute des petites annonces. Son concurrent breton Le Télégramme, par la voix de son P-dg Édouard Coudurier, a par exemple annoncé le mois dernier dans "Le Monde" qu'il stoppait son édition papier de sa filiale Immo-Ouest. Le quotidien Ouest-France a pour sa part suspendu la sortie, depuis le 1ermars, de ses cahiers immobilier (le mercredi) et automobile (le jeudi). En contrepartie, «on a un cahier imposant le samedi qui va tout regrouper», explique Daniel Floc'h, rédacteur en chef adjoint. Un cahier plus gros qui est désormais disponible toute la semaine - et non plus seulement le week-end - auprès des diffuseurs de presse.
Spir, la grande victime
Dans le secteur de la presse, Spir Communication (dont le groupe Ouest-France est actionnaire) est l'une des grandes victimes de la chute des petites annonces. La société d'édition de presse gratuite a annoncé vouloir supprimer 130 postes dans ses imprimeries IPS. En décembre, Spir avait déjà annoncé un plan de restructuration prévoyant la suppression de 85 postes sur son activité de presse gratuite d'annonces. En 2008, elle a enregistré un chiffre d'affaires en croissance de 0,4% à 650M€. Une situation qui fait dire à François-Régis Hutin, toujours dans les colonnes du Figaro, que les journaux gratuits d'annonces «doivent avancer plus vite vers le Net».
Avec un prix de vente augmenté de dix centimes et deux cahiers regroupés le samedi, Ouest-France tente de répondre à la crise.