Obeo : La start-up s'affiche aux côtés d'IBM
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Obeo : La start-up s'affiche aux côtés d'IBM

Prix Oseo A travers une fondation, Obeo côtoie IBM et Google. Cette stratégie booste l'essor de la start-up nantaise.

Après sept ans d'existence, la start-up nantaise côtoie désormais les acteurs majeurs du marché de l'informatique. Une réussite qu'elle doit à des choix audacieux, comme celui d'avoir intégré la fondation Eclipse. À travers le monde, la fondation Eclipse, ce sont deux cents sociétés membres. Parmi elles, une start-up basée à Carquefou, en Loire-Atlantique: Obeo. Son métier? «L'ingénierie des modèles», répond Stéphane Lacrampe, son dirigeant. En d'autres termes, l'entreprise aide de grands groupes (Airbus, Alstom, Thales,etc.) à maîtriser la complexité de leurs systèmes informatiques. Un positionnement technologique sur lequel la jeune entreprise va fonder son développement. Un an après sa création, elle prend une seconde orientation stratégique, en rejoignant la fondation Eclipse. «Cette organisation internationale a pour vocation de promouvoir la technologie et la plate-forme Eclipse qui n'est autre qu'un ensemble de logiciels libres. On parle d'open source», explique Stéphane Lacrampe. Comment devient-on membre? «Il suffit d'en faire la demande!» Oui, mais pas que. «Nos contributions à la plate-forme n'ont pas cessé d'augmenter. Nous sommes parmi les cinq plus gros contributeurs à l'échelle mondiale. C'est pour nous un effort assez considérable!». Et c'est le prix à payer pour inscrire Obeo sur la courte liste des membres stratégiques de la fondation, aux côtés de grands noms tels qu'IBM, Google ou SAP.




Débuts à l'international

L'effet est immédiat mais aussi inattendu! «Obeo a gagné en crédibilité auprès des grands groupes, se félicite Stéphane Lacrampe. Plus surprenant, nous avons attiré des talents. De trois, nous sommes passés à 50 collaborateurs en sept ans! Cette fondation nous offre également des opportunités à l'export, qui représente actuellement 10% de notre chiffre d'affaires». L'international deviendrait-il un nouvel axe de développement? «C'est encore trop prématuré mais il n'est pas exclu de faire un effort significatif dans ce sens. Nous menons notamment des prospections au Canada et en Suisse», confie le dirigeant.

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