«Les technologies membranaires et de capteurs pour le traitement de l'eau sont très prometteuses: elles représentent aujourd'hui un appel d'offres sur deux lancé par les villes dans le monde. À Toulouse, ce secteur d'activité compte un noyau dur d'une dizaine de personnes, au travers de laboratoires du CNRS, de PME et de grands groupes. Depuis plusieurs années, nous tirons tous le même constat: la nécessité de créer un centre d'excellence comme il en existe aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Allemagne, à Singapour ou en Chine. D'où notre idée de constituer une association. Ce que nous avons fait après avoir rencontré en 2008 Catherine Xuereb, chargée de mission recherche et technologie à la préfecture de région. Celle-ci nous a apporté son soutien sur le fond, à condition de mener une étude stratégique approfondie, qui sera décidée puis confiée au cabinet Alcimed. À partir de ce moment, un comité de pilotage s'est mis en place, et je dois dire que cette dynamique nous a encore plus soudés et confortés dans notre démarche !»
Une labellisation en janvier
«Résultat : sur la base de cette enquête, il est apparu que notre masse critique n'était pas suffisante pour créer un pôle de compétitivité, mais nos interlocuteurs nous ont conseillé de répondre à l'appel à projet "grappes d'entreprises", lancé par la Datar en 2010. Ce à quoi nous nous sommes employés. Résultat : nous avons été labellisés en janvier dernier. Il nous a alors été demandé d'approfondir notre dossier suivant un cahier des charges précis. Problème : nous avons vite été confrontés au manque de temps, caractéristique des cadres et chefs d'entreprise! Midi-Pyrénées Innovation s'est alors révélée d'une aide précieuse, notamment au travers de Mylène Desmonts, qui y effectue un stage dans le cadre d'un Master 2 de l'Université Paul Sabatier. Depuis près de six mois, elle suit le projet, nous aide à la rédaction et à l'organisation des réunions. La Direccte et la Région Midi-Pyrénées ont également été sollicitées en vue de co-financements. Cette phase est assez délicate: chacune de ces entités a son cahier des charges, son mode de sélection et son calendrier. Les allers-retours se révèlent assez chronophages.»
Des liens naturels avec le pôle de compétitivité Eau
Le dossier est maintenant quasiment finalisé. Au total, nous pouvons tabler sur environ 300K€ de financement public sur trois ans, dont une première partie doit être débloquée en septembre. Je précise qu'en parallèle, le pôle de compétitivité interrégional Eau est né. Plusieurs adhérents du cluster en sont naturellement devenus des membres. Quant à notre plan d'action, ses objectifs sont de donner de la visibilité aux laboratoires et aux entreprises, d'organiser une veille stratégique et technologique, d'obtenir de nouveaux programmes de R&D et de nous regrouper sur des projets d'innovation. Nous entendons également susciter la venue d'étudiants brillants du monde entier, ainsi que de "papes" de la technologie d'envergure mondiale. In fine, il s'agit de créer un cercle vertueux pour développer tant la recherche que nos marchés !»
Cluster Water, Sensors, Membranes
Président : J.-M. Espenan 05 61 31 78 66 @email