C’était la première fois que Nantes Métropole passait par le crowdfunding pour faire émerger les idées innovantes. La raison était avant tout financière. La métropole souhaitait faire émerger des nouveaux projets liés à la transition énergétique. N'étant pas en mesure de financer seule tous les projets, elle a testé un nouveau mode de financement. Le principe : la métropole aide les porteurs de projets à hauteur de 20% de la somme qu'ils recherchent via le crowdfunding. Le test s’est avéré concluant. Au total, les dix projets ont collecté plus de 140.000 euros en dons, dons avec contrepartie et investissement en royalties. « Plus de 2 300 citoyens ont permis de multiplier par 10 le financement de la collectivité», souligne la plateforme nantaise We do good dans un communiqué. C’est elle qui a conseillé les porteurs de projets. Elle a aussi accueilli sur sa plateforme l’entreprise Enerpro qui vient de boucler une levée de fonds de 50.000 euros.
Enerpro Biogaz lève 50.000 euros
Elle était la seule entreprise accompagnée dans le cadre de ce dispositif, aux côtés d’associations comme Compostri ou Scopéli. Enerpro transforme les biodéchets en énergie verte et fertilisant naturel localement grâce à la méthanisation à très petite échelle. Les 233 investisseurs vont percevoir des royalties, un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé par Enerpro pendant cinq ans.
30.000 euros pour le supermarché collaboratif Scopéli
Le projet de ce premier supermarché collaboratif et participatif de la région nantaise a réussi son pari. Ouverture prévue en 2018
15.000 euros pour le cotoiturage solaire
Grâce à ces dons, les deux associations ligérienne et vendéenne à l’origine du projet vont pouvoir créer leur coopérative. CoWatt réunit des groupes de citoyens qui recherchent des toitures près de chez eux où installer des panneaux solaires.
11.000 euros pour la première micro-ferme aquaponique à Nantes
AquaLAB est un projet de micro-ferme aquaponique, ayant pour objectif de s'implanter sur l'île de Nantes, et dont les activités seront d'expérimenter de nouvelles techniques de cultures, de transmettre les connaissances acquises, et aussi de produire une partie des ressources nécessaires pour démarrer en aquaponie (poissons, plantes, graînes, etc...) Le projet est porté par l' association Bio-T-Full.
Réseau Eco Evenement (REEVE) lève 7.300 euros
Reeve cherchait 7.000 euros pour acheter une caravane et aider les organisateurs, les bénévoles et le grand public à se mobiliser en faveur du développement durable. La caravane d'animation sera équipée de différents matériels et démonstrateurs.
Plus de 5.500 euros pour un vélo broyeur de vaisselle compostable
L'association AREMACS antenne Pays de la Loire accompagne depuis dix ans de nombreux évènements culturels et sportifs tels que le festival de jazz des RDV de l'Erdre, Folie des plantes, Tissé métisse, festival Jours de fête à St-Herblain, Dub camp festival, festival Charivari à Vertou. Elle pourra désormais bientôt proposer aux organisateurs de ces événements les services de son vélo broyeur de vaisselle compostable.
5.000 euros pour un nouveau composteur multifonctions qui réinvente la vie de quartier
La somme réalisée va permettre à Compostri, porteur du projet de travailler sur un
prototype de composteur multifonction. Il s’agit d’un composteur partagé qui intégrerait, outre ses fonctions techniques liées au compostage, d’autres types de fonctionnalités : Une boîte à dons, un récupérateur d’eau, un abri vélo, un carré potager, une table de pique-nique, un point-relais de glanage de légumes…
Nantes Ville Comestible récolte 5.000 euros
L’association a ainsi pu organiser les 48H de l’agriculture urbaine à Nantes, en mars dernier.
3.500 euros collectés par le Verger associatif d’Orvault
La somme récoltée va permettre à cette association d’acquérir une petite serre pour produire et partager les semis et boutures. Le Verger associatif d’Orvault veut créer un jardin pédagogique en permaculture.
Plus de 3.000 euros pour éduquer des jeunes jardiniers
Le but de cette jeune association est d’élaborer un programme éducatif, enseigné du CP à la 4eme et visant à l'apprentissage de la culture autonome de dix légumes. Le jardinier en herbe obtiendrait alors un B2J, soit un brevet du jeune jardinier