Situation critique pour Nantes 7. Encore déficitaire - elle a perdu 1,5M€ en 2008 -, la chaîne privée locale voit son avenir lié à un nouvel apport de 1,4M€ de capitaux afin de faire face à ses besoins de trésorerie pour l'exercice en cours. Se pose cependant un problème de taille: deux des actionnaires (Harmonie Mutualité et la Caisse d'Épargne) souhaitent avant tout se désengager alors que les autres composantes du capital - excepté Ouest-France, qui aurait versé 700.000 € depuis le début de l'année- semblent réticentes à remettre au pot. Un pot dans lequel avait déjà été réinjecté 1,7M€ en 2007. À l'époque, la chaîne tablait sur un passage à l'équilibre à l'horizon 2010/2011. «Nous sommes dans les clous», assure Michel Cellier, le dg de la chaîne, déçu cependant des rentrées publicitaires extralocales, beaucoup plus faibles que prévus (voir ci-contre). La perspective d'une fusion avec la télé associative Télénantes ayant avorté, la chaîne semble dans une impasse. La survie de Nantes 7 se jouera certainement ce 7juillet, au cours d'une assemblée générale. Une première rencontre des actionnaires avait eu lieu à la fin juin, sans déboucher sur une solution pour éviter le dépôt de bilan. Selon nos informations, Nantes 7, qui emploie une trentaine de salariés, aurait déjà renoncé à renouveler cinq CDD afin de présenter des gages d'austérité. La chaîne mise aussi beaucoup sur les perspectives économiques liées à la syndication de contenus nationaux (voir ci-contre). Reste à savoir si ces arguments seront suffisants pour s'assurer de soutiens vitaux.
Après sa fusion avortée avec Télénantes, Nantes 7 n'est plus soutenue par ses actionnaires. Le dépôt de bilan pourrait être prononcé dans la foulée d'une prochaine assemblée générale.