Avec 3.300 entreprises et 120.000 salariés, la filière mécanique-matériaux demeure la première industrie régionale, représentant même 50% de l'emploi industriel dans les Pays de la Loire. Une filière qui s'est organisée en 2008 avec la signature d'un premier contrat de développement permettant d'engager une synergie entre les différents acteurs du secteur regroupés autour d'une vision stratégique commune. Têtes de pont de cette filière mécanique dans la région, le Comité de développement de la métallurgie (CDM), le réseau de PME industrielles Néopolia et le pôle de compétitivité EMC2 dédié aux matériaux métalliques et composites. Des acteurs qui viennent de renouveler avec la Région et l'État, pour trois ans, ce contrat de développement*. Objectif affiché: permettre au tissu industriel d'explorer de nouveaux marchés, d'innover et d'identifier les signaux annonciateurs de changement pour mieux s'adapter aux évolutions de marché.
Jouer collectif
Dans cette optique, Néopolia, le CDM et EMC2 prévoient de monter en puissance pour atteindre le cap des 500 entreprises impliquées dans leurs dispositifs, contre 360 aujourd'hui. «Sur les dix-huit derniers mois, le cluster Marine Solutions a enregistré 10,5M€ de commandes collaboratives. Ce sont des appels d'offres sur lesquelles une entreprise seule aurait difficilement pu répondre. Aujourd'hui, ce cluster évolue encore et se positionne, en lien avec STX, sur les navires de 15 à 70 mètres. C'est un nouvel axe de développement pour les entreprises», note François Lefebvre, délégué général de Néopolia, pour encourager de nouveaux industriels à rejoindre le réseau. Cette démarche collaborative, le CDM l'appuie également. «Les entreprises industrielles ont tout intérêt à travailler en petits groupes pour échafauder de nouvelles stratégies. Tout notre rôle est de les accompagner dans ce sens, en continuant à leur fournir des outils de prospective, pour qu'elles s'adaptent aux évolutions de leurs marchés», souligne Marc Moreuil, président du CDM. Seul bémol, et pas des moindres, pour la filière mécanique régionale son manque d'attractivité vis-à-vis des jeunes, le rectorat soulignant la baisse du nombre de lycéens s'orientant vers les filières industrielles. «Le bâtiment était confronté à la même problématique et a su inverser la tendance il y a quelques années. On doit être capable de faire la même chose car nos industries proposent de sacrées perspectives de carrières pour les jeunes», précise Jean-Claude Pelleteur, président de Néopolia.
* La CCIR, le Cetim, L'UIMM, Plasti Ouest et la FIM sont les autres signataires du contrat
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ndustrie mécanique. Néopolia, le CDM et EMC2 renforcent leurs actions pour permettre aux PME de gagner en compétitivité et de nouveaux marchés.