L'intégration numérique gagne du terrain

L'intégration numérique gagne du terrain

La problématique est systématique dans les entreprises de service, et elle gagne du terrain dans l'industrie, avec la montée en force des badges électroniques et des intranets: «l'intégration numérique» (accès à l'e-mail, au web, au système d'information de l'entreprise,etc.) fait désormais partie des questions à prendre en compte lors de l'arrivée en mission d'un travailleur temporaire. Et beaucoup d'entreprises se demandent si elles doivent créer des «identités numériques» (e-mail personnalisé, mot de passe, login,etc.)




Identité propre contre identité générique

«Pour des problématiques de contentieux, il vaut mieux donner une identité numérique propre à chaque personne travaillant, temporairement ou non, dans l'entreprise», préconise Jean-Yves Faurois, directeur des services de Keynectis, un fournisseur de solutions de sécurité informatique. Reste qu'une telle exigence semble difficile et compliquée à mettre en place dans bien des situations, notamment lorsque le turnover des intérimaires se révèle important. Et beaucoup d'entreprises préfèrent alors avoir recours à des identités génériques, du type @email. «Dans ces cas-là, il faut donner la capacité à l'entreprise de savoir à tout moment qui a accès au système d'information, et à quels éléments, à un instant T.Cela n'a rien de technique, c'est purement organisationnel: cela nécessite que les responsables des métiers, des RH et de la sécurité dialoguent pour tenir à jour ces informations», poursuit Jean-Yves Faurois.




Ne pas oublier la gestion des départs

Le spécialiste recommande également de surveiller de près la gestion des départs, surtout en cas d'attributions d'identités propres. «Si un intérimaire quitte l'entreprise avec une identité qui n'a pas été dévalidée, il peut potentiellement s'en service de l'extérieur. Une entreprise doit donc être en mesure de révoquer une identité pour en supprimer les droits», poursuit-il. Et de modifier les mots de passe des identités génériques, attribuées successivement à des utilisateurs différents, afin d'appliquer le principe de «savoir qui fait quoi et quand». Tout cela coûte-t-il cher? «Pour une PME, une solution simple d'authentification se monte à quelques euros par an par utilisateur. Si cela intègre des cartes à puce, cela peut monter à quelques dizaines d'euros». Le prix de la tranquillité.