D’ici 2023, l’ouverture à la concurrence devrait s’imposer sur l’ensemble des trains régionaux et Intercités. Bruno Retailleau voudrait tester le dispositif dès 2019. Le sujet sera examiné lors de la prochaine session budgétaire la semaine prochaine. Le débat promet d'être houleux.
"Décision prise sans concertation"
Car la mesure ne plait pas du tout aux élus du groupe Ecologiste et Citoyen, qui ont exprimé leur colère dans un communiqué, dénonçant une « décision prise sans concertation avec les acteurs du territoire, usagers et personnels, qui seront pourtant les premiers impactés par cette expérimentation. Le devoir de la Région est d’éviter que l'ouverture ne soit réduite à une compétition qui se fera par les prix en jouant uniquement sur les coûts de personnels, des rames et la fréquence des dessertes. Elle doit préciser un cadre social, notamment pour les conditions de transfert des salariés, établir des critères sur le choix des lignes et mettre en place une méthode d’évaluation en concertation. ».
Le groupe socialiste au Conseil régional dénonce lui « une énième provocation inutile, la volonté de faire un coup politique en lien avec la campagne présidentielle dans laquelle Bruno Retailleau est engagé. »
« Ce droit à l’expérimentation a été proposé aux Régions par le gouvernement de Manuel Valls », leur répond dans un communiqué Roch Brancour, vice-président délégué en charge du ferroviaire au Conseil régional. « En préparant l’ouverture à la concurrence par une expérimentation, la Région agit de manière responsable. Il serait totalement déraisonnable d’aborder une évolution aussi profonde sans l’avoir préparée et sans en avoir évalué concrètement toutes les conséquences. C’est précisément l’objet de cette expérimentation » ajoute-t-il.