Les bureaux de demain seront partagés

Les bureaux de demain seront partagés

Encore émergent, le concept de bureaux partagés pourrait bien révolutionner dans les prochaines années l'organisation des espaces de travail.

Le concept de bureaux partagés s'appuie sur un constat implacable: dans le tertiaire, le taux d'occupation des bureaux varie entre 20 et 60% du temps travaillé, du fait des réunions, formations, déplacements chez les clients ou fournisseurs, congés maladies ou maternité,etc. Dans ces conditions, pourquoi offrir un poste de travail par collaborateur et ne pas en proposer huit pour une dizaine de salariés? Ces postes de travail non attribués peuvent être en libre-service ou alloués sur la base de réservations («les bureaux hoteling») pour les travailleurs nomades. «Les bureaux partagés seront forcément amenés à se démocratiser dans les prochaines années du fait du coût de l'immobilier et du faible taux d'occupation d'un poste de travail qui découle du nomadisme croissant des collaborateurs. Il y a des exemples concrets qui montrent que cela fonctionne, expose Gilles Betthaeuser, P-dg d'AOS Studley, société de conseil et service en immobilier d'entreprise.




Réticences au changement

Les bureaux partagés se développent particulièrement pour les métiers où les collaborateurs sont amenés à se déplacer régulièrement tels que l'audit, l'informatique, le conseil et les forces de vente. «La tendance est davantage à installer des bureaux partagés regroupant six à dix collaborateurs plutôt que de grands open space qui ont montré leurs limites au niveau du bien être des salariés», note Antoine Bary, directeur développement du pôle conseil France de BNP Paribas Real Estate. Seul problème, les bureaux partagés tardent encore à gagner de nouveaux secteurs d'activité en France en raison de la réticence qu'ils génèrent chez certains collaborateurs attachés au modèle du bureau individuel.