Le réseau du mois Les business angels d'Abab
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Le réseau du mois Les business angels d'Abab

Le réseau de business angels, né à Nantes, est désormais présent en Anjou. Découverte de son fonctionenment avec l'Angevin Jean-Guy Sarrazin.

Début des années 2000: la CCI d'Angers crée Anjou Amorçage, une société de capital risque regroupant un actionnariat diversifié d'acteurs de la vie économique locale. La CCI, quatre banques régionales (BPA, CIC-CIO, Crédit Mutuel d'Anjou, Crédit Agricole de l'Anjou et du Maine) et une vingtaine d'entreprises du département s'engagent au capital. L'objectif de la structure est de participer à la capitalisation des jeunes pousses. Parallèlement à la démarche, un groupe d'investisseurs privés angevins se constitue. C'est le début des business angels. «Personne ne voulait faire de l'amorçage à l'époque. L'idée était de compléter utilement le capital de départ en apportant nos fonds et notre expérience. Au début, c'était de façon informelle», déclare Jean-Guy Sarrazin, l'un des initiateurs, ancien président de la Banque Populaire Atlantique et président d'Anjou Amorçage.




850.000euros investis

Alors quand Abab voit le jour en Loire-Atlantique, en 2007, c'est tout naturellement que Jean-Guy Sarrazin se rapproche du réseau de business angels nantais. «J'y ai vu la possibilité de disposer d'une expertise supplémentaire et d'une puissance d'investissement plus importante.» Comme lui, ils sont douze du Maine-et-Loire, essentiellement des anciens chefs d'entreprise, à avoir rejoint le réseau. À terme, l'idéal serait d'en disposer d'une vingtaine. «Les porteurs de projets nous ont bien identifiés mais c'est plus compliqué pour les investisseurs, témoigne Christine Carmes en charge du réseau à la CCI 49. Être membre d'Abab, c'est participer au développement économique régional et avoir accès à un réseau d'experts.» Chaque membre paie une cotisation de 350euros et doit avoir la faculté d'investir environ 10.000euros par an. Résultat, en 2011, Abab a réalisé le plus haut niveau d'investissement depuis sa création. Les 70 membres ont injecté 852.000euros au capital de neuf entreprises des Pays de la Loire parmi lesquelles Surfactis, Midual et Tobesport dans le Maine-et-Loire. Cette année, les 800.000euros sont visés, sachant qu'Abab s'ouvre de plus en plus aux entreprises mâtures et aux projets de reprise. L'objectif est d'investir près d'un million d'euros à terme.Pour autant, la sélection est rude. Moins d'un dossier sur 10 reçus aboutit. Les critères retenus: le porteur de projet, le potentiel de développement, la rentabilité, la valorisation.






Crédibilité, argent, expérience

En plus d'apporter personnellement des fonds, les business angels du réseau distillent des conseils aux jeunes entrepreneurs, leur ouvrent leur carnet d'adresses et leur font partager leur connaissance d'un secteur d'activité et de la gestion d'entreprise. «C'est un contrat de génération. L'homme extérieur qui a fait ses preuves apporte une crédibilité auprès des financiers dans le montage dans un dossier. Ça facilite les choses.» Mais ces investisseurs ne sont pas des simples philanthropes. La défiscalisation, qui est montée jusqu'à 75%, a naturellement entraîné un effet d'aubaine. «Mais ce n'est pas le moteur, se défend Jean-Guy Sarrazin. Le gain financier, si gain il y a, ne se mesure qu'à la valeur et au jugement que l'on a porté sur le dossier. C'est une conséquence, pas une finalité. Être business angel, c'est être généreux, avoir fait ses preuves et avoir de l'argent. On est au service de la création en Anjou.»

Abab



Contact: Christine Carmes au 02 41 20 54 83

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