Jacquet Metals (3 276 salariés) plie mais ne rompt pas. En 2025, le distributeur lyonnais de métaux spéciaux encaisse un recul de 6,6 % de son chiffre d’affaires à 1,84 milliard d’euros, en lien avec la baisse des prix moyens de vente (près de 6 %) dans un environnement de demande atone.
Dans le détail, c’est la division IMS group (métaux pour les industries mécaniques) qui souffre (-9,2 % de CA à 903 M€ de CA, avec une faible marge de 1,8 %). IMS, c’est le thermomètre industriel du groupe : quand l’industrie tousse, c’est elle qui trinque en premier. Il s’agit de la division la plus sensible au ralentissement industriel, notamment en Allemagne où elle réalise 37 % de ses ventes. "Les mesures en cours d’exécution visant à adapter la structure de la division et l’arrêt de la distribution de certaines gammes de produits à faible valeur ajoutée ont également pesé sur le niveau d’activité", indique un communiqué.
50 millions d’euros d’investissements prévus en 2026
À l’inverse, les activités inox (Jacquet et Stappert) tiennent bon, avec des volumes en hausse. Ce qui permet au groupe implanté à Saint-Priest de bénéficier d’une marge brute en progrès et d’un cash-flow d’exploitation robuste (103 M€) et d’une réduction de sa dette nette à 140 millions d’euros.
Malgré les incertitudes (conjoncture, tensions géopolitiques, taxe carbone aux frontières), Jacquet Metals reste offensif en prévoyant 50 millions d’euros d’investissements prévus en 2026 pour muscler ses capacités. Jacquet Metals développe et exploite un portefeuille de trois marques : Jacquet tôles inox, Stappert produits longs inox et IMS group métaux pour la mécanique.