Âgé de 48 ans, Frédéric Fertier dirige les Transports Fertier à La Ricamarie. Créée en 1957 par son père, la PME est spécialisée dans le transport d'agrégats et pulvérulents. Elle emploie 48 salariés et réalise 4,8M€ de CA. Avec six associés - Bernard Cuny (Process Europe), Patrick Brunon (ancien cadre de Chatain poids lourds), Philippe Basson (Novaressort), Philippe Jacquet (Inova Conseil), Philippe Chaut (directeur financier de SNF) et Dominique Fertier (co-gérant du Flore) - il a décidé de créer en juin dernier la société Erevi (Entreprise de recyclage de véhicules industriels).
L'activité
Implantée à Saint-Chamond sur 3.500m² dont 1.200 couverts, Erevi est spécialisée dans la déconstruction des véhicules industriels (poids lourds, cars, engins de TP, de levage et machines agricoles). «
Nous avons travaillé en étroite collaboration avec la DREAL et l'Apave pour mettre en oeuvre un concept moderne et efficace de démolition des véhicules industriels: le PROVI (Programme de recyclage optimisé des véhicules industriels). Nous achetons des véhicules en fin de vie pour leur donner une seconde vie. Nous valorisons les pièces détachées après contrôle et marquage. Nous apportons ainsi une plus value dans le recyclage et une offre commerciale originale en temps réel via un site internet en cinq langues», détaille Frédéric Fertier. Et de poursuivre: «Les déchets non valorisables sont récupérés et éliminés par Sermaco. L'eau utilisée sur le site provient d'un bac de récupération des eaux de pluie installé sur le toit. Elle est ensuite intégralement recyclée. Ce qui nous permet de travailler en parfaite autonomie».
Démarrage et objectifs
Calqué sur le protocole suédois de Volvo, Erevi a placé la barre haute en terme d'exigences environnementales. «Nous avons investi près de 1M€ dont 600.000€ rien que sur les aspects liés à la norme ISO 14001 que nous devrions rapidement obtenir. Nous n'étions pas obligés de le faire, mais nous avons décidé d'anticiper la demande future des constructeurs avec qui l'on souhaite contractualiser», précise Frédéric Fertier qui cible également les concessionnaires. En activité depuis début octobre, Erevi est actuellement en phase de constitution de stock. «Nous avons une capacité de production de 500 véhicules par an. L'objectif est d'arriver à 200 véhicules la première année. Ce qui représente près de 15.000 tonnes et un chiffre d'affaires compris entre 1 et 1,5M€», confie le président d'Erevi. Pour atteindre cet objectif et ne pas se retrouver avec des tas d'invendus, Erevi a mis en place un système de seuil d'alerte. «Passer 45 jours, les pièces en stock sont automatiquement mises en promotion sur le site web», explique Frédéric Fertier. Convaincu de la pertinence de son modèle économique, le président d'Erevi envisage à moyen terme de le dupliquer dans d'autres régions, en France et à l'étranger. «Nous sommes dans une logique de circuit court. Nous irons là où se trouve la matière première», conclut-il.
Erevi
www.erevi.com 04 77 22 13 09