Nouvelle étape dans le dossier de l’extraction de sable en baie de Lannion. La décision du Conseil d'Etat vient conforter l’instruction du dossier, que ce soit au niveau des études produites ou de la phase de concertation. C’est en effet cette longue concertation qui a permis d’aboutir à une nette évolution du projet initial à la demande des différentes parties prenantes : annualité de l’arrêté préfectoral d’exploitation, réduction des volumes et du périmètre exploitable, réduction de la période d’exploitation et production d'études complémentaires.
Substitut au maërl
Menée par la Compagnie Armoricaine de Navigation, ce projet s’inscrit dans un processus de substitution du maërl, historiquement utilisé en Bretagne comme amendement des terres agricoles. La filière agricole bretonne s’est en effet développée sur des sols qui ont besoin d’amendement calcaire pour favoriser la croissance optimum des plantes. Le calcaire marin, matière première de proximité, est une alternative au maërl dont l'Etat français a demandé la suspension de l'exploitation, en 2013, suite à la Convention Ospar.
La Can souhaite que le redémarrage de l'exploitation du site de Pointe d'Armor puisse lever les craintes de la population locale par rapport aux impacts potentiels de l’activité. Celui-ci n'interviendra qu'après le renouvellement de l'arrêté préfectoral.