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ean-Claude Choquet vous venez d'être réélu à la présidence de la Chambre régionale des métiers. Un scrutin marq
ué par une très forte abstention, en particulier en Loire-Atlantique où moins de 15% des artisans ont voté...
On regrette évidemment ce fort niveau d'abstention
mais c'est un phénomène général en France et qui touche toutes les activités. Les gens ont tendance à se démobiliser et peut-être à manquer de civisme. Pour ces élections consulaires, il y a aussi l'effet crise pour des artisans qui sont concentrés sur leurs entreprises et qui se détournent du reste. L'enjeu pour les organisations professionnelles et les chambres consulaires est de remobiliser les artisans, de se rapprocher d'eux pour leur dire : «voilà à quoi on sert et ce que vous pouvez attendre de nous».
Après l'adoption de la réforme des chambres consulaires, vous arrivez à la tête d'une chambre régionale qui voit ses pouvoirs élargis. Le premier chantier sera d'organiser cette chambre régionale ?
Effectivement. Cette réforme passe par une diminution de 10% de nos ressources financières. L'enjeu c'est donc de faire aussi bien au niveau des services apportés aux artisans mais avec moins d'argent. Cela passe par la mutualisation du back-office des chambres départementales.
Nous allons par exemple mutualiser la comptabilité avec un outil commun pour les chambres départementales. le service paie sera par exemple regroupé au sein d'une seule chambre locale. Cette mutualisation vaudra aussi pour la communication, les moyens informatiques, les appel d'offres, etc. Nous sommes en phase d'audit pour mettre au point cette nouvelle organisation et identifier les doublons.
Outre cette nouvelle organisation, quelles sont les priorités de la nouvelle chambre régionale de métiers?
La chambre régionale a des compétences en matière de formation et d'action économique. Pour la formation,
on souhaite montrer aux parents que l'artisanat est une voie d'excellence et que l'on peut y réussir. C'est quelque chose qui a été amorcé et que l'on souhaite renforcer. C'est ce que l'on appelle l'université régionale des métiers de l'artisanat. Nos métiers, ce sont aussi des formations supérieures. En matière économique, nous avons mis en place, avec le soutien de la Région, les PRFA (NDLR: programmes régionaux des filières artisanales). Il s'agit d'identifier les filières qui ont besoin d'être accompagnés pour se développer et investir. On pense notamment aux pressings ou au secteur automobile qui font face notamment à de nouvelles contraintes environnementales et techniques.