Le monde à sa porte. C'est l'esprit de Futurallia, 17e convention d'affaires internationale qui se tient exceptionnellement à Lille Grand Palais, du 27 au 29juin. L'occasion unique pour la région de faire valoir ses savoir-faire et pour ses entreprises de nouer des contacts et de faire du business concret avec les délégations d'une trentaine de pays, au cours des 8.000rendez-vous B to B planifiés et 2.000autres informels. Un dirigeant peut décrocher jusqu'à 16rendez-vous qualifiés, selon les organisateurs français basés au Futuroscope de Poitiers.
76% nouent des alliances Sur leurs terres, en 2010, «76% des entreprises ont déclaré que le forum avait généré des projets d'alliance commerciale et 59% ont identifié au moins trois projets de collaboration», rappellent les organisateurs. Si les institutionnels nordistes ont bien compris leur intérêt à «vendre» la région, sortir de l'entre-soi et ouvrir les yeux des entreprises, les PME ne sont pas encore légion parmi les 700décideurs attendus dont la moitié de l'étranger. Et les inscriptions seront closes le 18mai! «Nous avons besoin des entreprises», lance Luc Doublet, homme-orchestre de l'international en région. Celles qui ont déjà dit «oui» peuvent convaincre les indécises.
«Débroussailler le terrain»
Parmi elles, les Tissages de la Lys à Halluin (manufacture Jules-Pansu) fondent beaucoup d'espoirs sur Futurallia. «Les réseaux, on connaît depuis 1878, annonce son DG Jean-Marc Vienot, également vice-président de Clubtex. Nous nous renforçons à l'export depuis trois ans, avec des missions aux États-Unis, aux Émirats, et cette année en Corée. Ces missions sont lourdes et mobilisent beaucoup de ressources. Futurallia, c'est l'opportunité d'identifier des partenaires et des marchés que nous n'avions pas forcément ciblés, de débroussailler le terrain», ajoute-t-il.
Trouver de futurs partenaires
Pour Olivier Hutin, P-dg d'Arras Maxei qui exporte 70% de sa production de transformateurs et machines tournantes, c'est aussi l'occasion de «contracter le monde à Lille» et peut-être de trouver de nouveaux clients, mais aussi fournisseurs.
«Clarifier sa stratégie»
Identifier des partenaires et optimiser de nombreux rendez-vous, c'est aussi la motivation de William Everett, dirigeant de Dewdrops à Sin-le-Noble. De sa première participation, il attend aussi de pouvoir «clarifier» sa récente stratégie de développement (à trois ans) et «prendre conscience des potentialités d'applications» de ses technologies liées au traitement des déchets nucléaires.
Promouvoir son entreprise Partenaire de Futurallia aux côtés d'Air France et du CIC Nord-Ouest, le groupe Total veut s'en servir pour, entre autres, «promouvoir la plateforme industrielle de Dunkerque» en pleine reconversion, dixit sa représentante Dominique Champetier de Ribes.
«Une ouverture» Nos voisins belges, eux aussi, ont bien saisi l'importance de cet événement mondial, qui aura une connotation transfrontalière. Alexandre Poty (Clean Express Poty, à Namur) et Geneviève Piret (PG Brush, à Verviers) illustrent bien les liens tissés à Futurallia, où ils se sont rencontrés en 2008. Elle fabrique des brosses techniques; lui est dans l'entretien. Depuis, le duo est accro à cette méthode de business qu'il perpétue tout au long de l'année, notamment au sein du réseau BNI qu'il a lancé. Pour eux, «l'avenir des PME passe par cette ouverture». Et Alexandre Poty de lancer un appel: «J'ai envie de rencontrer à Lille des entrepreneurs motivés qui ont envie de faire du business.»
Géry Bertrande
www.futurallialille2012.org
Choisie pour organiser la convention d'affaires Futurallia, en juin, Lille va attirer le monde entier. Des PME nordistes sont déjà séduites par ce potentiel de business.