Universitaires, représentants du pôle i-Trans, bureaux d'études, acteurs du ferroviaire, ils étaient tous dans les allées du salon de Berlin, Innotrans. Retour sur tout ce qui s'est passé lors la grand messe allemande.
Du démarchage intensif
Pendant deux jours, Valérie Létard, présidente de Valenciennes Métropole a arpenté les allées pour «vendre» le projet du Technopôle valenciennois aux grandes entreprises présentes dans les allées du salon (Siemens, Alstom ou encore Bombardier et la SNCF). Le Technopôle qui s'est même fait une place de choix, avec une conférence tenu sur Innotrans.
Les pratiques allemandes
Au-delà du démarchage, le but de ce voyage était aussi de benchmarker les bonnes pratiques berlinoises. C'est aussi pour cette raison «que nous sommes sortis du salon pour nous rendre dans le Technopôle de la capitale allemande», explique la secrétaire d'état. «Il s'étale sur 420 hectares. Il y accueille 819 entreprises pour 14.000 emplois et 6.700 étudiants. Nous avons doublé le nombre de salariés en 10 ans. Le monde entrepreneurial dans les organes de décisions qui intervient dans le partenariat public-privé», lance Thomas Vermynck d'Enterprise Europe Network à Berlin.
Une terre ferroviaire
Le Valenciennois, véritable centre névralgique du ferroviaire et des matériels roulants est ainsi venu en terre allemande pour recueillir les bonnes pratiques d'une telle aventure. Fier de sa position stratégique les acteurs du territoire savent aussi que tout reste à faire. «Nous avons le siège de l'agence ferroviaire européenne, le pôle de compétitivité i-Trans, les grands industriels du secteur, Alstom, Bombardier et GHH Valdunes, confirme Valérie Létard, présidente de Valenciennes métropole. Mais nous nous devons de construire encore notre offre et d'être plus attractif. C'est l'un des buts de ce projet et de ma venue sur le salon.»
Un projet de 20 M€
Dans quelques semaines vont débuter les travaux du Technopôle valenciennois. Il sera développé dans le cadre du plan Campus innovant. Il devrait occuper un espace de 34 hectares et de 180.000m² de bâtiments BBC ou passifs. Les premières étapes du projet concernent, l'institut des transports durables, l'institut international de management (250 étudiants et chercheurs) mais «aussi des bâtiments réservés à l'ingénierie, la recherche et donc aux entreprises du secteur», précise Valérie Létard. «Pour le campus innovant, un budget de 60M€ est prévu, souligne Daniel Coutellier, directeur de l'Ensiame. Dans ce cadre 1/3 du budget est réservé pour développer le Technopôle, soit 20M€.»