En évoquant à l'époque l'installation du magasin Ikéa en bordure de l'autoroute A1, à seulement un kilomètre de l'hypermarché Auchan et de ses satellites, les promoteurs anticipaient un véritable déferlement.
1,7million de visiteurs
Les chiffres leur donnent aujourd'hui raison. Ikéa totalise 1.700.000 visiteurs entre le 1erseptembre 2009 et le 31août 2010, assure son directeur Fabrice Mangia. «C'est beaucoup pour un magasin de 24.000m². Nous avons la chance de drainer une clientèle de familles nombreuses, venant de toute la grande région, jusqu'à l'Aisne et la Somme. Ceux qui viennent de loin se déplacent pour de gros achats, et ceux qui habitent plus près sont davantage dans l'achat coup de coeur». L'attrait de la zone commerciale est renforcé par la présence du parc Maison+: il regroupe une vingtaine d'enseignes dédiées à l'équipement de la maison. «Il n'y a aucune concurrence directe: nous sommes complémentaires, car nous ne vendons pas les mêmes gammes de produits», explique Fabrice Mangia. Même discours concernant le voisin Alinéa, qui propose aussi un concept de parcours dans le mobilier et la déco. «C'est un partenariat gagnant/gagnant. On sait très bien que les gens font leurs repérages dans les deux magasins. Nous avons tout intérêt à travailler ensemble.» Première réalisation visible pour les clients: la prochaine installation d'une signalétique commune sur les espaces commerciaux, et sur les différentes sorties de l'autoroute A1 desservant le site.
Renforcement du pôle restauration
Responsable d'exploitation d'Immochan Noyelles-Godault, Didier Lebon a vu cesser, depuis l'ouverture d'Ikéa, «l'hémorragie des clients vers la Belgique. Cette arrivée n'a fait que renforcer la puissance du centre existant, et aujourd'hui, le Bord des Eaux est un centre de vie attractif, avec des espaces verts, des parcours ludiques, un parc hôtelier à un quart d'heure de voiture de Lille, Douai, Lens et Arras. Sans oublier toutes les propositions de restauration disponibles sur le site. Cinq nouveaux restaurants devraient ouvrir en 2012.» Dans un périmètre un peu plus éloigné, le long de la Nationale 43, près de l'échangeur vers l'autoroute A1, et à Courcelles-les-Lens, d'autres zones d'activité attirent aussi différents commerces. Tous bénéficient d'un réel brassage qui n'est pas près de se tarir, avec le futur Louvre-Lens. Par ailleurs, la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin planche sur un projet de tramway vers Lens, Liévin et Béthune, et aimerait voir s'installer une gare TGV non loin du terril Sainte-Henriette.