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IC Ouest : Pays de la Loire et Bretagne main dans la main
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IC Ouest : Pays de la Loire et Bretagne main dans la main

Universités En candidatant à l'appel à projets Initiatives d'excellence, dans le cadre du Grand emprunt, les universités de l'Ouest veulent atteindre l'élite mondiale.

«Une espèce d'aboutissement que je qualifierais, sans faire d'emphase, d'historique.» Pour Daniel Martina, président de l'Université d'Angers et du pôle de recherche et d'enseignement supérieur Unam (Nantes, Angers, LeMans), le mot n'est pas trop fort. Aux côtés de son homologue breton Guy Cathelineau, président de l'Université européenne de Bretagne (UEB) et de Rennes 1, le patron d'université a co-présenté un projet commun aux deux régions. Dans le cadre du Grand emprunt, l'État mobilise en effet 7,7milliards d'euros pour faire émerger en France cinq à dix pôles pluridisciplinaires d'excellence d'enseignement supérieur et de recherche de rang mondial. Dans ce cadre, l'UEB et l'Unam font candidature commune. Nom de code: IC Ouest.




Réponse en juin

C'est en juin prochain que les universités de la région, ainsi que les écoles d'ingénieurs associées au projet, sauront si elles font partie des dossiers retenus, parmi dix-sept candidatures. À la clef d'IC Ouest: un milliard d'euros qui viendra doter en capital une fondation de coopération scientifique. Ne nous y trompons pas, les chercheurs de l'Ouest ne se verront pas attribuer une telle somme. «Ce sont uniquement les intérêts de ce milliard qui vont être utilisés», précise Guy Cathelineau. Il n'empêche, c'est, pour les universités et les écoles, un flux nouveau de 30 à 35M€ par an. Une manne à comparer aux 280M€ de budget annuel de Rennes 1, 140M€ d'Angers ou 230M€ de Nantes. Grâce au recrutement d'une centaine d'enseignants chercheurs étrangers, les universités de l'Ouest souhaitent d'abord se reconfigurer aux standards internationaux. De plus, grâce à ce budget, elles souhaitent développer la recherche dans cinq grands thèmes qui font déjà la spécificité de la région: la mer, les STIC, la santé, les matériaux et l'agronomie. Dans ces cinq domaines, IC Ouest ambitionne ainsi une place parmi les dix premiers mondiaux sur des niches d'excellence. Par leur association, Bretagne et Pays de la Loire s'appuient sur près de 5.000 chercheurs et enseignants-chercheurs. Si leur projet commun est retenu, c'est une fondation de coopération scientifique qui portera IC Ouest. Avec un siège à Rennes et un conseil d'administration de 23 ou 24 membres.

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