Son nom est peu connu du grand public. Pourtant des milliers de personnes utilisent chaque jour ses services pour accéder aux piscines, patinoires, cantines scolaires et déchetteries de leur ville. Ou encore pour réserver un court de tennis via internet. À Fontenay, Horanet fabrique en effet à la fois des terminaux de contrôle d'accès et les logiciels informatiques associés. Lorsque l'usager passe sa carte devant le lecteur, l'information est traitée par la société, qui autorise l'entrée. À Nantes, Horanet gère ainsi l'accès à 80 bâtiments publics et aux piscines (ainsi que leur billetterie). Des exemples parmi d'autres applications.
7M€ de CA prévus
Travaillant pour les collectivités, Horanet vient ainsi de remporter deux gros appels d'offres atypiques, s'élevant respectivement à 1million et 1,5million d'euros. Le premier concerne la gestion des transports scolaires de l'île de La Réunion. « Nos cartes et lecteurs permettront de s'assurer de la présence des enfants, qu'ils montent et descendent bien aux bons arrêts,etc. Horanet signe aussi le portail web qui gère ce service », explique Didier Bouju, directeur général d'Horanet. Passé auprès d'un conseil général, le second marché prévoit, lui, d'équiper via 10.000 boîtiers électroniques des personnes âgées, afin d'enregistrer le passage des prestataires de services à la personne. Connecté en radio basse fréquence à un portail web, il permettra de s'assurer de la bonne prestation des sociétés d'aide à domicile. Mais aussi d'offrir de nouveaux services aux seniors. « En février, il ne nous manquait que 400.000euros de chiffre d'affaires pour faire aussi bien qu'en 2013, se félicite Didier Bouju. On vise les sept millions d'euros en 2014. » Un bol d'air après des années de galère.
Arrivé sur le marché trop tôt
L'aventure a pourtant démarré avec un pro du secteur. Jean-Michel Poupeau, créateur d'Horoquartz à Fontenay. En 1999, il vend l'entreprise, mais conserve l'entité de production de terminaux électroniques et le service collectivités : Horanet est née... Mais un peu trop tôt. « Jusqu'en 2003, on a prêché dans le désert », confie Didier Bouju. Horanet mise d'abord sur une « carte de vie quotidienne », donnant accès aux espaces de restauration scolaire ou périscolaire, cinémas, musées, bibliothèques... L'usager réglant ensuite la facture en mairie. « Pour décoller, il a fallu attendre la démocratisation d'internet, qui simplifie les choses avec la possibilité de payer et faire des réservations de chez soi, détaille le directeur général. Mais aussi, le regroupement des collectivités, leur besoin récent de réaliser des économies ou d'avoir un guichet unique pour leurs services ». Après un dépôt de bilan de deux sociétés du groupe en 2005, la PME passe de 80 à 35 salariés. Pour rebondir, elle segmente alors son offre, par exemple avec une carte spécifique aux piscines. Elle s'appuie enfin sur un prêt régional (P2RI) et sur le fonds K@Vendée. « Depuis trois ans, on regagne de l'argent, même si ça n'apparaît pas sur les bilans, en raison du remboursement anticipé de la dette. On est repassé dans le vert l'an dernier avec un résultat positif », confie Didier Bouju. Après une croissance à deux chiffres en 2013, Horanet devrait recruter six salariés cette année.
Horanet
(Fontenay-le-Comte)
Président : Jean-Michel Poupeau
42 salariés 4,4M€ de CA 2013 02 51 53 13 50