Her-Bak : Un repreneur avant la fin de l'année
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Her-Bak : Un repreneur avant la fin de l'année

Production audiovisuelle Liquidée depuis fin octobre, Her-Bak a fait les frais d'une stratégie de développement qui n'a pas trouvé son modèle économique.

D'ici à la fin de l'année Her-Bak aura officialisé sa reprise. Quatre candidats se sont fait connaître depuis la mise en redressement judiciaire de la société fin 2010. Le repreneur, un investisseur privé, doit donner un nouveau souffle à l'entreprise de 25 ans qui compte quatre permanents et une douzaine d'intermittents.




250.000 euros de dettes effacées

La cession de Pois-Chiche n'aura pas suffi à redresser la barre de la holding Her-Bak. «Cela nous a permis d'arrêter l'hémorragie, mais le trou était creusé», explique Thierry Gainié, gérant associé. Le producteur de téléfilms et documentaires pour la télévision Pois-Chiche a subi le marasme ambiant de la production audiovisuelle française qui connaît des réductions de budgets. Au final la société devait 250.000euros à la holding Her-Bak. «Une dette que nous avons effacée en cédant, et qui est du coup venue plomber les comptes d'Her-Bak», précise Thierry Gainié. À cela se sont ajoutés progressivement les arrêts des programmes chez TV Breizh et la fin des doublages. Numéro un des agences de communication dans le Morbihan en 2009, Her-Bak avait su rebondir en lançant sa web TV : la Télé Agricole. Malgré la réduction des effectifs de cette télévision sur le net, Thierry Gainié estime qu'Her-Bak en est sorti gagnant. «L'investissement que nous avons réalisé est payant aujourd'hui. Nous sommes devenus des référents en matière d'agence de communication par l'image auprès de groupes d'agrofournitures», explique-t-il. Pour autant, le modèle économique le plus viable n'est pas encore trouvé.




Marge brute divisée par quatre

En deux ans, la société a dû se séparer d'une dizaine de permanents. D'une marge brute de 2,5 millions d'euros, Her-Bak est passé à 500.000 euros. «Divisé par quatre, le chiffre d'affaires ne nous permet plus d'éponger nos dettes», commente Thierry Gainié. Si le repreneur est déjà trouvé, l'acte de cession doit être opérationnel avant la fin de l'année. Thierry Gainié restera aux commandes de l'entreprise et permettra que se poursuive l'activité en toute transparence vis-à-vis des clients. Un gage de sécurité également pour les intermittents, qui bien souvent, travaillent exclusivement avec Her-Bak.

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