Après une longue période de croissance, le Groupe Brémond, qui emploie 140 collaborateurs en France, se voit à son tour frappé de plein fouet par le retournement du marché de la construction et la crise de l'immobilier. Face à cela, le promoteur aménageur basé à Vigneux de Bretagne boucle actuellement un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui devrait déboucher, selon nos informations, sur la suppression de 38 postes. Le P-dg du groupe, Bernard Brémond, lui évoque une trentaine de salariés concernés sur les différents sites en France et cherche à relativiser la portée de ce PSE. «Il ne remet pas en cause notre modèle de promoteur aménageur auprès des grandes sociétés d'économie mixte, mais nous allons nous recentrer sur la maîtrise d'ouvrage. Nos activités en région parisienne et en Rhône-Alpes ne sont pas touchées. Dans le grand Ouest, c'est plus difficile, c'est vrai. Nous nous sommes par exemple implantés trop tard à Rennes alors qu'à Quimper il n'y a plus de gros projets. À terme, ces deux bureaux qui emploient chacun quatre ou cinq salariés fermeront», indique Bernard Brémond.
Baisse des frais généraux
Dans l'Ouest, les projets du Groupe Brémond seront donc gérés et suivis depuis le siège de Vigneux de Bretagne. Cette crise amène aujourd'hui le promoteur à accélérer sa restructuration et à se concentrer désormais sur ses opérations les plus rentables tout en diminuant ses frais généraux de 30%. Si certains programmes sont arrêtés ou ne sortent pas au rythme prévu, comme à Thouaré-sur-Loire sur la ZAC des deux Ruisseaux, le Groupe Brémond affirme que ses projets phares seront menés à bien, tel celui qui prévoit la reconversion du site Armor à Nantes. Malgré la conjoncture, le P-dg du groupe affiche un optimisme à toute épreuve, que d'aucuns diraient proche de la méthode Coué. «Cette crise nous oblige à nous recentrer sur nos fondamentaux mais citez-moi un promoteur qui ne fait pas de PSE en ce moment. Le Groupe Brémond n'aura pas de résultats négatifs en2008 et2009. En 2008, notre chiffre d'affaires sera proche de 100M€ contre 87M€ en 2007. Mais aujourd'hui on doit se restructurer face au marché». En interne, certaines voix discordantes indiquent pourtant que le groupe s'attend une légère baisse de son chiffre d'affaires en 2008.
Pour faire face à la crise du secteur de l'immobilier, le Groupe Brémond finalise un plan de sauvegarde de l'emploi qui débouchera sur la suppression de 30 à 40 postes.