L’Etat a finalement concédé, vendredi dernier, une rallonge de 7 millions pour le dragage de l’ensemble des grands ports français. Nantes-Saint-Nazaire récupère deux millions d’euros.
Un soulagement pour le président du Conseil régional alors qui avait, pour protester, boycotter sa participation au conseil de surveillance du port en septembre dernier. Un rapport du conseil général de l’environnement et du développement durable préconisait alors une baisse de dotation de 500 000 € alors qu’elles sont déjà passées de 12,2 millions d’euros en 2010 à 9,4 millions en 2015.
Chaque année, les frais de dragage, qui englobe l'entretien du chenal et des ouvrages, coûtent 23 millions au Grand Port, soit un tiers de son budget global. La drague aspiratrice ne sert pas tout le temps. Elle est aussi utilisée par le port de Rouen. Mais c’est bien le port de Nantes-Saint-Nazaire qui assume les frais et qui financent deux équipages de 16 hommes pour qu’elle puisse fonctionner 24h/24.
En 2015, le Grand Port de Nantes-Saint-Nazaire était le seul port français à afficher un résultat d'exploitation négatif de cinq millions d'euros. Pour la quatrième année consécutive, le trafic total s'affichait à la baisse au début de l'année 2016 : -28% pour le charbon, -14 % pour le gaz, -11% pour le pétrole raffiné. Le quatrième port français en volume de marchandises se prépare à se redresser en devenant d'ici cinq ans une « référence de la transition énergétique et écologique ».