D'un côté, le besoin d'économies que la négociation corporate ne suffit pas à trouver. De l'autre, la grande habitude des jeunes cadres face aux outils informatiques, que ce soient des comparateurs d'achat ou des systèmes d'optimisation du voyage. Concrètement, le «money management» est le pilotage du voyage par le voyageur lui-même. À partir d'une grille établie qui référence les coûts moyens des voyages par destination, chaque voyageur assure lui-même l'organisation, la recherche du meilleur prix et le paiement en ligne de son déplacement. Le SBT «System booking tool», outil de réservation, éventuellement implanté dans l'entreprise, joue à la fois un rôle informatif sur les tarifs et une fonction de base de réservation pour tous ceux qui ne veulent pas se transformer en agent de voyage. Mais pas de contraintes. Sortir du SBT est permis voire conseillé si l'on trouve moins cher ailleurs. La validation financière, par le biais d'une carte de paiement dédiée, est assurée par le voyageur dans la limite du crédit qui lui est attribué. La création immédiate d'un dossier voyage sera complétée au retour par des notes de frais numérisées. Ce n'est pas le service «achats» ou le Travel Manager qui gèrent le voyage mais le voyageur qui informe en temps réel son service financier. Gain de temps, économies éventuellement redistribuées aux services pour optimiser le confort des voyageurs... Les initiateurs parient que le best buy permanent complète très efficacement la négociation préalable pour nourrir le SBT. À voir. A priori, selon les quelques entreprises qui travaillent sur le sujet, cette approche «end to end» gérée par le voyageur ne sera pas en place avant la fin des années 2015. De quoi s'habituer à l'idée que l'on n'est jamais mieux servi que par soi-même.
L'innovation qui pointe en ce début 2010 réside principalement dans les notions de Money Management, une première réponse concrète à cette vision réaliste qui lie l'internet à la mobilité.