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Eolien offshore : GDF Suez rafle la mise
Vendée # Production et distribution d'énergie # Investissement

Eolien offshore : GDF Suez rafle la mise

ENERGIE Le consortium piloté par GDF Suez, incluant notamment Areva, construira le parc éolien prévu au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier.

C'est fait. Le consortium piloté par GDF Suez autour d'Areva, EDP Renewables et Neoen Marine, pressenti comme favori, a gagné l'appel d'offres pour la construction des parcs éoliens offshore au large des îles d'Yeu et Noirmoutier et du Tréport (Normandie) devant générer 500 MW chacun.




Éoliennes de 8 MW

À 12 km de l'île d'Yeu et à 17 km de Noirmoutier, le futur champ de 62 éoliennes s'étendra sur 83 km². Ces éoliennes nouvelle génération (générant 8 MW contre 5 MW pour les anciens modèles), seront fabriquées par Areva. Distantes d'un kilomètre chacune cet espace réduira l'effet de sillage, c'est-à-dire l'impact d'une éolienne sur le vent capté par les suivantes. Il permettra la pêche à l'intérieur du parc.






« 6.000 emplois mobilisés » 6.000 emplois dont 1.500 emplois directs seront « créés ou maintenus ». C'est ce qu'annonce GDF Suez, développeur et exploitant du projet, dont le coût est estimé à deux milliards d'euros en Vendée. Il vise l'émergence d'une véritable filière industrielle française de l'éolien en mer. « 80 % de la valeur de la turbine pourrait être française », estime Philippe Kavafyan, directeur France d'Areva éolien en mer. Areva a annoncé son intention de construire deux usines au Havre pour l'assemblage de turbines et la fabrication de pales, devant accueillir près de 1.000 personnes en production.

150 sous-traitants rencontrés

Côté sous-traitance, 150 sociétés ont été rencontrées dans la région dont 85 en Vendée. Un accord d'exclusivité a été signé entre Areva et STX pour le développement d'une solution technique optimisée de fondations jackets. « On travaille pour gagner plusieurs centaines de tonnes d'aciers sur chaque éolienne afin de réduire les coûts et produire en France », précise Philippe Kavafyan. STX a aussi été présélectionné pour les sous-stations électriques. D'autres entreprises telles que Rollix Defontaine, leader des couronnes d'orientation sont en lice. Une fois construites les 3.600 pièces du puzzle, le port de Saint-Nazaire servira de base logistique pour l'assemblage.







130 créations d'emplois de maintenance en Vendée Le centre d'exploitation et maintenance s'étendra sur deux sites : une base principale à Port-Joinville (île d'Yeu) et une base secondaire à l'Herbaudière (Noirmoutier). Le consortium table sur 130 créations d'emplois directs 100 % vendéens, sur 25 ans.








Alimenter 800.000 personnes

La production devrait permettre d'alimenter en électricité 1,6 million de personnes, dont 800.000 du côté Atlantique. « Ce parc éolien fournira à la Vendée 40 à 45 % de sa consommation électrique », affirme le président du conseil général Bruno Retailleau.






Mise en service vers 2021

Si le consortium confirme son offre et si les contestations formulées par ses concurrents (comme le groupe allemand WPD) n'aboutissent pas, GDF-Suez devrait livrer un site opérationnel en 2021. Les travaux de R & D commencent cette année. La sélection des fournisseurs s'opérera entre 2015 et 2017. Avant le début de la production des éoliennes (2018) et de la construction des parcs (2019-2021).

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