Entrepreneuriat : Les entreprises de plus en plus sollicitées par l'aide aux jeunes en difficulté
# Création d'entreprise

Entrepreneuriat : Les entreprises de plus en plus sollicitées par l'aide aux jeunes en difficulté

Écoles de la 2echance, Epide, NFTE... Les structures pour raccrocher les jeunes en difficulté à l'entrepreneuriat foisonnent. Quelles relations entretiennent-elles avec les entreprises? Tour d'horizon. Lancée à Roubaix en 2007 sous l'impulsion de la CCI, l'école de la 2echance (E2C) présidée par Frédéric Lambin est en plein essaimage. Après Liévin, c'est Lille-Moulins qui a accueilli le mois dernier ses premiers stagiaires E2C. En avril, une E2C doit ouvrir à Valenciennes et, d'ici à fin 2010, Roubaix disposera de 3nouvelles antennes à Tourcoing, Armentières-Hazebrouck et Saint-Omer. Objectif: 10 écoles pour 1.000jeunes formés en région. L'ambition du programme est de devenir «détecteur de jeunes motivés», candidats pour les entreprises. Benoît Loison, président de la FFB en région, répète à l'envi qu'il compte sur ce vivier supplémentaire de futurs salariés pour un secteur en mal de main-d'oeuvre.




Révéler et recruter des potentiels dans les quartiers L'E2C valorise ses liens avec 150entreprises réunies en club. «Les chefs d'entreprise sont très demandeurs», assure sa directrice Michèle Mathé qui les sollicite pour des jobs dating, des déjeuners avec les jeunes, entre autres. «L'intérêt est de prouver qu'il y a, dans les quartiers, de vrais potentiels que les entreprises ne vont pas chercher», constate-t-elle. Fait atypique dans un Nord historiquement solidaire: «Nous émargeons beaucoup sur des fonds privés», note-t-elle. La taxe d'apprentissage représente 28% de ses recettes. La première expérience roubaisienne de l'E2C affiche «61% de sorties positives, selon sa directrice qui se félicite: A 2ans, 80% sont encore à l'emploi.»

Pour une insertion durable À Cambrai, un Établissement public d'insertion de la défense (Epide) a vu le jour au quartier Mortier où l'on faisait ses «3jours». Dirigé par Hervé Mille, il veut assurer l'insertion sociale et professionnelle de 56jeunes volontaires, de 18 à 22ans. Le taux d'insertion affiché est ici d'environ 30%. «Avec Christian Wartelle, directeur du recrutement et de l'insertion, nous partons du projet professionnel du jeune pour solliciter les entreprises», explique Geoffroy Lemaire, chargé d'insertion. Le stage débouche souvent sur l'emploi durable. L'Epid fait «gagner du temps à l'entreprise en assurant une aide logistique». Reste à convaincre davantage de dirigeants.

Géry Bertrande

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