Lancée en décembre 2025 par Anaïs Vivion et Julien Hervouët, Edison IA accompagne les entreprises de 50 à 5 000 salariés dans leurs projets d'intelligence artificielle. Go Capital est une société de gestion implantée près de Rennes, qui investit dans l'Ouest et le Centre de la France. Le communiqué ne précise pas la répartition du million d'euros entre les trois investisseurs.
Un programme annuel adossé à une plateforme
Le Lightning Program, principale offre d'Edison IA, est proposé sous la forme d'une adhésion annuelle. Chaque projet commence par un diagnostic réalisé avec le comité de direction et les directeurs de service, affiné lors d'échanges avec certains collaborateurs. Ce travail débouche sur une feuille de route qui hiérarchise les cas d'usage à traiter en priorité.
Le Hub Edison, plateforme propriétaire de l'entreprise, relie les modèles d'IA aux outils de chaque client. Il se connecte aux progiciels de gestion (ERP), à la gestion de la relation client (CRM) et aux logiciels métier. Le client choisit son modèle, notamment parmi Claude, ChatGPT ou Copilot, et peut en changer. Les agents proposés se répartissent en trois familles : conversationnels, autonomes et applicatifs.
Edison IA affirme garantir un retour sur investissement sous six mois, un engagement qu'elle dit inscrire au contrat. Le communiqué ne détaille pas les modalités de cette garantie. Anaïs Vivion, la directrice générale, précise dans le communiqué : «* Notre métier est concret : identifier les cas d'usage qui rapportent vite, déployer des agents qui libèrent du temps aux équipes, mesurer les heures récupérées et décider avec le dirigeant où les réinvestir. »
Une adoption de l'IA encore inégale
Le positionnement d'Edison IA s'inscrit dans un contexte d'usage contrasté selon la taille des entreprises. Selon l'Insee, 31 % des entreprises de 50 à 249 salariés déclaraient utiliser au moins une technologie d'IA en 2025, contre 15 % en 2024. Le taux atteint 58 % pour les entreprises de 250 salariés ou plus.
Le communiqué s'appuie aussi sur une enquête du fonds de capital-risque américain Madrona, réalisée auprès de 150 décideurs. D'après ses résultats, 83 % des entreprises interrogées ont converti moins de la moitié de leurs pilotes d'IA en production sur les douze derniers mois. Selon la méthodologie de Madrona, l'échantillon est composé d'entreprises dont le chiffre d'affaires annuel dépasse 500 millions de dollars.
Ce que la levée doit permettre
Ce financement doit permettre à Edison IA de renforcer ses équipes de développement, de vente et de déploiement, ainsi que d'étoffer son catalogue d'agents. La start-up veut également élargir sa zone d'action du Grand Ouest à toute la France, avec un siège maintenu à Nantes.
L'entreprise annonce l'arrivée de Ludovic Garreau, ancien de Snowflake, à la direction du développement commercial. Quelques embauches sont prévues, mais Edison IA entend garder une taille réduite.
Côté commercial, Edison IA cite parmi ses clients le groupe Dubreuil, Beillevaire, LNA Santé, Aries Manufacturing et Energies de Loire. Elle vise plus de 100 PME et ETI adhérentes au Lightning Program d'ici 2028.
Edison IA déclare une dizaine de collaborateurs à Nantes. Son premier exercice comptable s'achève le 31 décembre 2026, et aucun chiffre d'affaires n'est disponible à ce stade.