Imaginez un Velib, ou un Bicloo ou un Velov ou n'importe quel vélo en libre-service qui n'a pas besoin d'être verrouillé à une borne. La borne serait en fait installée directement sur le vélo, comme un gros cadenas. C'est le nouveau concept qu'Écovélo est en train de développer. La start-up nantaise, qui s'est lancée il y a trois ans, cherche à lever des fonds au début d'année prochaine pour accompagner le développement de cette nouvelle offre baptisée Titibike. Plusieurs contacts ont été pris dans une dizaine de métropoles, notamment des villes moyennes et des stations balnéaires qui n'ont pas les moyens d'investir dans un service de vélo en libre-service classique.
Un vélo débloqué avec un SMS
La solution que propose Titibike, coûte moitié moins cher que les offres classiques de location de vélo en libre-service. « La borne se trouve en fait sur le vélo lui-même. L'utilisateur la débloque via une appli ou via un SMS », explique Thomas Lemaitre, responsable du développement commercial d'Écovélo. Écovélo espère recevoir ses premiers Titibike en septembre 2017 et les livrer aux villes avant la fin de l'année 2017. Pour cette levée de fonds, la start-up cherche des business angels mais aussi des partenaires industriels qui pourraient les accompagner dans leur développement. « Le projet pourrait aussi intéresser des promoteurs immobiliers qui voudraient proposer une alternative au parking toujours très coûteux à mettre en place », explique Thomas Lemaitre.
Première régie publicitaire sur les vélos
Parallèlement, Écovélo continue le développement de ce qui l'avait fait connaître il y a trois ans : le vélo publicitaire qui rémunère les cyclistes. Écovelo rémunère les cyclistes qui roulent avec leurs vélos sur lesquels des annonceurs ont acheté de la publicité, visible sur les roues. Plus les cyclistes circulent en centre-ville ou dans un endroit passant, plus ils gagnent de l'argent. Ce service a permis à Écovélo de devenir l'un des premiers régisseurs publicitaires pour les vélos. La start-up gère déjà des campagnes de pub sur les vélos en libre-service des villes comme Rennes, Montpellier, Lyon ou Grenoble. Pour accompagner sa montée en puissance, la start-up composée de sept personnes cherche à recruter deux commerciaux.