« Nous sommes écoeurés ! » Le sentiment est unanime pour les 155 salariés du site opérationnel de Metz, de la société Ecomouv'. Chargée de récolter l'écotaxe devenue la Taxe sur les Poids, et finalement reportée « sine die », par la Ministre de l'Écologie Ségolène Royal, l'entreprise a finalement annoncé courant décembre « la suppression de tous les emplois existants. » Lors de sa venue au mois de novembre en Lorraine, François Hollande avait annoncé le maintien des salaires pour un an, « mais comment est-ce que cela pourra être mis en place ? », s'interrogent les représentants syndicaux. « Sous quelle forme juridique pourra se faire cette compensation ? » Alors que le plan de sauvegarde a été lancé, des pistes sont envisagées pour le reclassement des salariés, dont certains avaient quitté leur précédent emploi pour intégrer la formation sur la collecte des données. Guillaume Pépy s'est notamment entretenu avec Jean-Pierre Masseret pour intégrer des salariés à la SNCF, qui est également un des actionnaires d'Ecomouv'. « Mais cela ne concernerait que cinq personnes », tranche Mario Escumalha, de FO. Idem pour le projet d'expérimenter l'écotaxe à un niveau régional sur l'Alsace et la Lorraine : « On n'y croit pas du tout ! » renchérissent Éric Bouthier de la CFDT et Olivier Kamiri de la CGT. « Si ça se met en place ça mettra des mois, et qu'est-ce qu'on va faire en attendant ? » En attendant le contenu du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), beaucoup de salariés ont déjà entamé les démarches pour rechercher un nouvel emploi, et pour beaucoup le constat est clair : « Plus jamais travailler pour l'État ! »
Collecte La direction d'Ecomouv'a annoncé la « suppression de tous les emplois existants ». 155 personnes sont concernées sur le site opérationnel de Metz.