Le constat est connu. La France a enregistré l'an dernier un déficit commercial de 51milliards, à comparer avec un excédent de 154milliards en Allemagne. Et pour cause, on compte en France moins de 100.000 entreprises qui exportent, soit environ 5% du total, à comparer avec 350.000 en Allemagne, 11% du total. Pendant longtemps on a dénoncé la fiscalité qui pénalise nos PME. Mais une nouvelle théorie circule dans les salons de la République: Et si c'était la faute... des «Parigots»? Le centralisme à la française ressemble à un pillage organisé de nos régions. Ca commence à l'Université. Dès qu'un élève est brillant, il «monte à Paris» pour faire de «brillantes études» qui le mèneront tout droit vers les grands groupes internationaux type «Procter et Gamble». Et c'est la même chose avec les banques. Elles ont toutes centralisé à Paris leur «Direction des risques». Si bien qu'un imprimeur à Aurillac, désireux de s'agrandir, verra son dossier «remonter»... à la capitale, boulevard Haussmann «où on a quand même autre chose à faire que de s'occuper des cocos de Province»!.... Et voilà, comment nos régions se vident. C'est tout le contraire en Allemagne, organisée autour de ses Landers, avec à chaque fois des universités, des banques autonomes et du coup, des PME prospères, capables d'exporter. Et si c'était ça le secret de la compétitivité allemande! Bonne nouvelle, le gouvernement a pris la mesure du problème et multiplie les initiatives pour le financement des entreprises régionales.
PLANETE ECO par Axel de Tarlé