Franck Allilaire,
dirigeant de Cottel.com (03) et nouveau propriétaire de la Compagnie française des crayons (Lay).
Vous avez acquis récemment le fabricant de crayons papier CFC (compagnie française des crayons).
Pourquoi?
L'intérêt est stratégique. J'ai repris Cottel.com il y a 5 ans. C'est une entreprise spécialisée dans les objets publicitaires. Son chiffre d'affaires était alors de 5millions d'euros, en baisse. J'ai redynamisé la relation clients, investi dans de nouvelles techniques de marquage. Au final, l'année dernière, nous avons réalisé un chiffre d'affaires de 7millions d'euros avec 70 salariés. Nous importons 70% des produits et en fabriquons 30%, contre seulement 10% il y a 5 ans. Mon objectif est de développer ce chiffre pour faire valoir une image de fabricant.
CFC entre complètement dans cette logique donc ?
En effet. La compagnie française des crayons est le dernier fabricant français de crayons à papier (18 salariés; CA de 1,8million d'euros). La moitié du chiffre d'affaires de cette entreprise est réalisée dans l'objet publicitaire. Le reste dans les crayons professionnels et les Beaux-Arts. Son propriétaire, Denis Pivot, souhaitant céder son entreprise pour partir en retraite, j'ai perçu immédiatement les synergies possibles.
Dans quel domaine?
D'abord, comme je le disais, en renforçant notre image de fabricant. Et puis, nous allons faire profiter à CFC de notre réseau et de nos techniques commerciales. Le chiffre d'affaires devrait progresser d'au moins 500.000euros sous 3 ans.
- TROIS QUESTIONS