Le Journal des Entreprises : Vous venez de passer douze ans à la présidence de la CCI Vendée. À l'époque, vous ne vous attendiez pas à avoir ses fonctions...
Joseph Moreau : À l'époque, j'étais conseiller technique à la CCI et président départemental du syndicat professionnel de l'habillement et du textile en ma qualité de président de Getex, une entreprise de confection. Quelques semaines avant le début du scrutin, Jean-Paul Dubreuil, à l'époque président du Médef 85 m'informe que Joël Soulard, ex-P-dg de Samro, qui devait mener la liste unique pour briguer la présidence, se désistait et m'annonce que j'ai été choisi pour mener la liste. J'ai mis quatre jours pour me décider, le temps de convaincre ma femme. Je me posais aussi des questions. Qu'allais-je pouvoir apporter en tant que président de chambre ?
Quels ont été les grands thèmes de vos mandats ?
J.M. : Le premier mandat a eu pour point central deux thèmes : retrouver l'autonomie financière, la gestion des mandats précédents manquait un peu de rigueur. Et faire en sorte que la CCI rende service aux entreprises. La deuxième mandature a été marquée par la régionalisation. Nous voulions que la Vendée ne soit pas isolée et participe pleinement au partage des idées qui se déroulait à l'échelon régional. Le deuxième thème a été la remise à plat de l'activité portuaire du département, qui représente à elle seule 50 % de l'activité de la CCI. Nous avons réussi et le futur sera plus simple à gérer. La CCI aujourd'hui c'est un budget de 23 millions d'euros pour 220 collaborateurs donc 120 s'occupent des ports.
Quels sont vos meilleurs et vos pires souvenirs ?
J.M. : Les meilleurs, c'est avoir lancé des " fonds de passion " Capital Vendée et Vendée Croissance qui sont des fonds d'amorçage et dont environ 70 entreprises ont déjà bénéficié. C'est aussi d'avoir réussi à gérer la situation des ports. Le plus mauvais, c'est l'épisode de la délégation de service public au port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Il y avait eu séquestration d'élus consulaires, une situation intolérable.
Et la suite ?
J.M. : Je vais assister ma fille à laquelle j'ai transmis mon entreprise et tâcher de jouer un peu plus au golf. Je pars sereinement. La future équipe est expérimentée et jeune et les finances sont saines.