Pas facile d'inspirer confiance à son futur client, quand on le reçoit dans une... cage à lapins. Loin d'être un élément anecdotique, l'espace de travail impacte l'activité professionnelle à bien des niveaux. À commencer par l'image véhiculée par l'entreprise. La qualité des locaux, pour des visiteurs extérieurs, est un premier indice de sa culture, de son identité. De plus en plus de groupes font d'ailleurs appel à des architectes de renom pour se doter de prestigieux sièges sociaux en phase avec leur activité. Un effort qui contribue aussi à l'adhésion du salarié, fier de prendre place dans un tel cadre. Au-delà de l'image, espace de travail et productivité sont intimement liés. Et, si le fait n'est pas nouveau, il est conforté par de récentes enquêtes. Selon une étude TNS Sofres réalisée fin 2009 pour la Foncière des Régions, les bureaux sont de l'avis général un élément fort d'engagement et de motivation. Améliorer l'environnement de ses collaborateurs agit ainsi directement sur leur bien-être à la fois physique et psychique.
Le poids de l'implantation
Avec deux dimensions à prendre en compte: la situation géographique des locaux, d'une part, et leur agencement, d'autre part. Au cours de l'enquête menée par TNS Sofres, 7 salariés sur 10 se disent satisfaits de leur bureau actuel de par sa localisation, son accessibilité et la présence de services de proximité. Implanter un cabinet d'experts comptables à une vingtaine de kilomètres de ses principaux clients, par exemple, générera un surplus de fatigue pour une efficacité moindre. Work, sweet work... Outre son implantation, l'espace de travail se doit d'être à la fois pratique, harmonieux et dynamisant. De quoi «huiler» les relations entre employés, diminuer stress et absentéisme et donner envie aux bons éléments de rester. À ce sujet, un quart des salariés interrogés ne sont pas du tout satisfaits du soin apporté à l'ergonomie et à la décoration des bureaux. Ouverture laissant entrer la lumière du jour, mobilier fonctionnel, température adaptée, couleurs douces, présence d'espaces de détente, volume sonore n'excédant pas 45 décibels... sont autant de pistes à explorer. Avec un préalable: identifier exactement les besoins de ses salariés.
S'il suffisait d'une plante verte ou d'une nouvelle lampe pour se sentir bien dans son bureau... Reposant sur de multiples composantes, le lieu de travail «idéal» nécessite mûre réflexion. Une étape clé pour la motivation des salariés.