Présidé par Jean-Pierre Vannier, le conseil de surveillance de Bonduelle SCA a examiné le 2 octobre 2026 les comptes de l’exercice 2025-2026. Les commissaires aux comptes ont certifié ces comptes, arrêtés par la gérance. En données publiées, le chiffre d’affaires du groupe est en léger repli et son résultat opérationnel courant diminue de 5 %.
Un bénéfice porté par les activités cédées ou arrêtées
Au 30 juin 2026, date de clôture de l’exercice, le chiffre d’affaires atteint 2 186,2 M€, contre 2 203,8 M€ un an plus tôt. Il recule de 0,8 % en données publiées et progresse de 0,4 % à périmètre et taux de change constants.
Le résultat opérationnel courant s’inscrit à 79,6 M€, contre 83,8 M€ un an auparavant, et la marge opérationnelle courante passe de 3,8 % à 3,6 %. Le groupe a comptabilisé une dépréciation de 35 M€ sur le goodwill de Bonduelle Americas. Avec les coûts liés à la restructuration et à la réorganisation et les optimisations logistiques menées aux États-Unis, les éléments non récurrents s’élèvent ainsi à - 47,3 M€. Le résultat opérationnel recule en conséquence à 32,3 M€, alors qu’il atteignait 73,0 M€ l’année précédente.
Le groupe avait enregistré une perte de 11,5 M€ en 2024-2025. Son résultat net consolidé s’élève cette année à 16,2 M€. Les activités poursuivies affichent pourtant une perte de 16,9 M€, contre un bénéfice de 19,7 M€. Les activités non poursuivies apportent 33,1 M€. On y trouve la plus-value dégagée par la cession, au groupe LSDH, de l’activité française de salades en sachet, finalisée le 17 juillet 2025. S’y ajoute le résultat de BF Agricola, entité espagnole qui a cessé son activité durant l’exercice.
Le cash-flow opérationnel courant progresse à 98,9 M€, contre 71,4 M€. Bonduelle l’attribue à l’allègement des stocks et à la maîtrise des investissements.
L’Europe progresse, l’Amérique du Nord et le frais élaboré reculent
Avec 1 372,1 M€ de chiffre d’affaires, en hausse de 1,3 %, la zone Europe concentre 62,8 % de l’activité du groupe. Le surgelé y progresse de 2,1 % et la conserve de 1,5 %. La salade traiteur recule de 0,4 %, ce que le groupe explique par des pertes de référencement et la pression de la concurrence ; l’activité y a toutefois progressé de 4,4 % au quatrième trimestre.
Hors Europe, le chiffre d’affaires atteint 814,0 M€, soit 37,2 % de l’activité. Il baisse de 1,0 % en données comparables et de 4,1 % en données publiées. L’Amérique du Nord recule de 5,6 % en données comparables. Le groupe pointe l’inflation ainsi que plusieurs crises agricoles, lesquelles ont compliqué son approvisionnement en matières premières. Dans la zone Eurasie, Export et Mercosur, la hausse atteint 8,7 % en données comparables.
Par segment, le frais élaboré recule de 8,8 % en données publiées, à 761,2 M€, et de 4,1 % à périmètre et taux de change constants. La conserve atteint 1 119,9 M€ et le surgelé 305,1 M€, en hausse respectivement de 4,6 % et de 2,3 % en données publiées.
Bonduelle maintient le cap sur le désendettement
La dette nette s’élève à 577,4 M€, contre 571,2 M€ à fin juin 2025. Le ratio de levier atteint 3,58, contre 3,38 un an plus tôt. Une proposition de dividende de 0,25 € par action sera soumise à l’assemblée générale du 3 décembre 2026.
Xavier Unkovic, directeur général du groupe Bonduelle, évoque une canicule, des importations de maïs chinois et la hausse des coûts énergétiques. Il justifie la poursuite du programme Transform to Win : ces facteurs « ne remettent pas en cause les fondamentaux de notre stratégie ».
Il précise toutefois que les performances financières de l’exercice « ne reflètent pas encore pleinement le potentiel de cette transformation ».
Pour la suite, Bonduelle indique que ses efforts porteront sur le désendettement et sur la production de cash-flow, ainsi que sur la préservation de sa rentabilité. Le groupe publiera son chiffre d’affaires du premier trimestre 2026-2027 le 5 novembre, après la Bourse.