Si l'hôtellerie a réalisé un excellent début d'année 2008, la crise qui a suivi n'aura pas épargné les établissements de luxe. «On a connu un été mitigé et des mois de septembre et octobre très difficiles», confirme Olivier Ponthieu, directeur général des opérations de Lucien Barrière, en charge notamment de la région Ouest. C'est la baisse d'activité des séminaires qui a particulièrement plombé les résultats en matière d'hôtellerie. Côté casinos, autre spécialité du groupe, les nouvelles ne sont guère plus réjouissantes. En 2008, l'interdiction de fumer dans les lieux-dits «de convivialité» aura constitué le premier coup dur pour les établissements de jeu. «Après cette date, on est passé à 10-12% de décroissance», indique Olivier Ponthieu. Un phénomène amplifié à partir de septembre en raison du contexte économique. Au dernier quadrimestre, les casinos du groupe Barrière dans l'Ouest ont ainsi vu chuter leur fréquentation de 17%. «On n'avait jamais connu d'années comme celle-là», constate le dirigeant. Et 2009? Le problème du pouvoir d'achat n'améliore pas la situation, résume Olivier Ponthieu. «Les casinos en pâtissent car les gens rognent sur leurs dépenses de loisirs.» Pour faire face à ce nouveau défi, les établissements Lucien Barrière prennent donc le taureau par les cornes. «On reste agressif sur le plan commercial car ce n'est pas maintenant qu'il faut courber l'échine». Le mois dernier, une journée portes ouvertes a ainsi été organisée dans tous les casinos du groupe. Objectif: démystifier le métier et permettre de s'initier aux jeux de table gratuitement.
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Difficile période que celle traversée en ce moment par le Groupe Lucien Barrière (40 casinos, 15 hôtels, 100 restaurants, 3 golfs), présent dans l'Ouest avec une quinzaine d'établissements.