Les vacances auront été de courte durée pour Antoine Rufenacht et son équipe. À peine constituée, celle-ci a dû s'atteler à la rédaction d'un rapport que le Premier ministre François Fillon, dans sa lettre de mission du 24mai dernier, disait attendre pour le 30septembre. Un document qui devra contenir «(des) propositions concrètes» qui «feront l'objet d'un examen interministériel à brève échéance», portant sur le développement économique, environnemental et culturel, mais aussi la gouvernance «pour assurer un suivi des décisions prises et des actions en cours», à l'image peut-être de l'établissement public Société du Grand Paris, créé en juin2010.
Un ancien préfet de l'Eure à la coordination
Pour accomplir sa mission, le Commissaire général s'est adjoint les services d'un ancien préfet de l'Eure (entre2000 et2004), Bernard Fragneau. En provenance du Commissariat général à l'Investissement dirigé par René Ricol, ancien médiateur du crédit, il aura la charge de coordonner «l'ensemble des travaux de la mission». Aux côtés d'Antoine Rufenacht, on retrouve également Laurence Tison-Vuillaume, maire adjoint de Rouen en charge de la culture et conseillère régionale de Haute-Normandie, chargée pour l'occasion «de la stratégie de développement économique durable et intégré de l'Axe Seine». Pour les questions relatives aux transports et à l'activité portuaire, c'est Martin de Wissocq, ingénieur en chef des eaux et forêts au Ministère de l'Écologie et du développement durable qui sera aux commandes. Si la mission est courte, six mois, l'ambition d'Antoine Rufenacht, elle, reste forte: «Il faut que le dossier soit suffisamment avancé pour que tout gouvernement qui succédera à celui de François Fillon en assure le relais»!
Fraîchement nommé Commissaire général pour le développement de la Vallée de la Seine, l'ancien maire du Havre doit rendre un premier rapport fin septembre.