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Atmotrack : La start-up mesure la qualité de l'air en temps réel
Nantes # Services # Innovation

Atmotrack : La start-up mesure la qualité de l'air en temps réel

La start-up nantaise Atmotrack propose de mesurer la qualité de l'air en temps réel grâce à un réseau de capteurs mobiles.

Lauréate de la Green Tech verte et du Réseau Entreprendre Atlantique, la start-up nantaise Atmotrack propose de mesurer et de cartographier la qualité de l'air en temps réel grâce à un réseau de capteurs mobiles. La société a été créée en 2015 par deux amis d'enfance. Valentin Gauffre, formé à l'École de design de Nantes, a travaillé quatre ans en Chine et sur l'innovation pour le compte du groupe Atol. Romain Scimia, son associé, est ingénieur informatique.

Des capteurs installés sur des véhicules électriques

Atmotrack déploie ses capteurs principalement sur des véhicules électriques. Les informations sont ensuite enrichies par les flux de données en open data ou en provenance de Météo France afin de les contextualiser et de les rendre intelligibles. « Notre solution apporte une connaissance fine de la pollution, rue par rue, à tous les moments de la journée. Nous donnons ainsi aux collectivités les moyens, non seulement d'annoncer, mais surtout de prévenir les pics de pollution et d'améliorer la qualité de l'air dans leur ville par leurs aménagements urbains en identifiant les zones où il faut agir en priorité », explique Valentin Gauffre, président d'Atmotrack. Le service s'adresse aux collectivités et aux grands groupes souhaitant utiliser Atmotrack dans le cadre de leur politique de développement durable, de RSE et de santé publique. La start-up compte ainsi pour clients la ville de Paris et Enedis qui louera 400 capteurs à Atmotrack à la rentrée 2017. La start-up se rémunère avec la location des capteurs sur des contrats de trois ans. Dans un second temps, elle compte également valoriser les données recueillies.

Levée de fonds en vue

Atmotrack, qui emploie cinq salariés et table sur un chiffre d'affaires de 350 000 euros en 2017, prépare une levée de fonds de 350 000 euros pour étoffer son équipe et déployer ses capteurs (60 actuellement) sur une dizaine de villes d'ici 2018. À cet horizon, elle envisage une seconde levée de fonds d'environ trois millions d'euros pour se déployer également à l'international.

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