Assemblée générale de l'UPV : L'après-crise en question
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Assemblée générale de l'UPV : L'après-crise en question

Lors de l'assemblée générale de l'Union patronale du Var, Geoffroy Roux de Bézieux a dressé le portrait des entrepreneurs de l'après-crise. Certains de ces nouveaux traits de caractère ont trouvé un écho dans les trois entreprises récompensées par le prix RSE Var.

Le 17juin dernier, Geoffroy Roux de Bézieux, président de Omer telecom/Virgin Mobile et vice-président de l'Unedic et de Pôle emploi, était l'invité de l'assemblée générale de l'Union patronale du Var. Venu évoquer l'après crise et les changements qu'elle allait engendrer dans les entreprises, ses propos ont trouvé une part de leur illustration lors de la remise des trophées RSE Var (responsabilité sociétale entreprise).




Pacte salariés/entrepreneurs

Ainsi, «la crise devrait signer le retour du capitalisme d'entrepreneur, du capitalisme familial», selon Geoffroy Roux de Bézieux. Car ces entreprises ont une vision de long terme, souvent sur plusieurs générations, à l'image peut-être de l'entreprise Charlemagne, récompensée par le trophée RSE dans la catégorie PME et qui est une institution sur Toulon. L'actuel dirigeant, Jacques Rouard incarne la troisième génération et a d'ailleurs dédié sa récompense à ceux et celles qui l'ont précédé, «ceux qui ont fait qu'une âme se dégage de cette entreprise». Geoffroy Roux de Bézieux a également mis en avant que la crise doit déboucher sur «un nouveau pacte entre dirigeants et salariés, car cette conjoncture est difficile pour les deux parties». Transparence, association des salariés, retour du dialogue social... Des principes que les trois lauréats ont chacun mis en oeuvre, convaincus que la richesse d'une entreprise réside dans les hommes et les femmes qui la composent. D'ailleurs, comme l'a souligné Michel Blanchard, le P-dg de Coca-Cola Midi, «la réussite de cette politique RSE n'a été possible que parce que son personnel a bien voulu y adhérer et la transformer en acte».




L'entreprise, moteur du changement

Ensuite, «la crise nous pousse à innover, à changer», adopter la RSE est une innovation en soi. «Une posture certes difficile en temps de crise, mais qui est pourtant nécessaire», a souligné le patron de Virgin mobile. Enfin, Geoffroy Roux de Bézieux a appelé les chefs d'entreprise à rester vigilant quant au rôle de l'État. Ce dernier est venu au secours des banques, a voulu mettre de l'ordre dans le système financier et a mené une politique d'investissement à travers le FSI. «Je crains qu'on ne sache plus se désintoxiquer de cet argent public et vous appelle donc à la vigilance». À l'image de ces prix, qui récompensent l'initiative de certains, c'est finalement aux chefs d'entreprise d'innover, de créer de l'emploi, de relancer l'économie.

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