Anjou Pompes Bécot : La responsabilité face à la crise
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Anjou Pompes Bécot : La responsabilité face à la crise

L'exercice 2009 d'Anjou Pompes Bécot, à Saint-Barthélémy-d'Anjou, avoisinera l'équilibre grâce à la baisse des salaires commencée en juin.

«Le vrai moyen de gagner beaucoup est de ne vouloir jamais trop gagner et de savoir perdre à propos.» Cette phrase de Fénelon est la maxime de Patrick Bécot, P-dg d'Anjou Pompes Bécot. La PME est spécialisée dans la distribution et la réparation de pompes, moteurs électriques, matériels de contrôle et de mesures des fluides.




Une année sauvée

En juin2009, face à la crise le patron décide de baisser son salaire. En juillet, il soumet aux cadres de l'entreprise la même proposition pour sauver l'année. Sept cadres volontaires acceptent une baisse de 7 à 15%. «On a affaire à des gens impliqués, responsables et qui comprennent et partagent la même notion de travail dans l'entreprise», apprécie Patrick Bécot. La baisse des salaires a un véritable impact économique et social. «Avec cette mesure, nous avons économisé 118 K€. Fin 2009, nous serons proches de l'équilibre alors que l'exercice aurait été déficitaire sinon. En y ajoutant la limitation ces heures supplémentaires, nous avons évité les licenciements et sauvé l'année 2009», explique le P-dg.




Responsabilité sociétale Pour Patrick Bécot, cette initiative s'inscrit dans une responsabilité sociétale (RSE). La RSE, c'est le développement durable à l'échelle de l'entreprise. «Je développe cette notion au quotidien dans l'entreprise. Le développement économique ne doit pas se faire au détriment des conditions sociales, de la sécurité ou de l'environnement. Un chef d'entreprise est responsable de l'environnement dans lequel il vit et doit être un moteur et un exemple pour ses salariés et ses partenaires». Et Patrick Bécot donne quelques exemples concrets de RSE chez Anjou Pompes Bécot. «Le respect est une valeur fondamentale. Chez nous, les employés de bureaux vont saluer les ?gars? des ateliers. Il n'y a pas de surnom dans l'entreprise. Je considère qu'un diminutif diminue la personne. Autre exemple, on coinvestit sur les formations d'anglais. Je pousse mes salariés à utiliser leur DIF.» La PME de 23 personnes investit 4 à 6% de la masse salariale en formation continue contre le 1% légal. «Il y a une amorce de reprise, les commandes font le yoyo pour le moment. Chacun y met du sien. Dès que nous atteindrons l'équilibre deux mois de suite, nous rétabliront les salaires», conclut Patrick Bécot.

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