Angers 7 : Demain TV entre dans la danse
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Angers 7 : Demain TV entre dans la danse

Après TV Loco, c'est Demain TV qui est intéressée par la reprise d'Angers 7. Le groupe détient déjà depuis un an Ty Télé dà Lorient. En attendant, Ouest-France continue de renflouer le déficit.

Depuis l'annonce par Ouest-France de son désengagement en fin d'année dernière, on avait pris connaissance en janvier de l'identité du premier candidat déclaré à la reprise d'Angers 7: TV Loco. Derrière l'entité, qui possède des parts dans le dossier de reprise de Nantes 7, un homme, Jean-Luc Nelle. Le patron de TV Rennes 35 et président de Ty Télé à Lorient a aujourd'hui un concurrent: le groupe Demain TV... avec lequel il est un des actionnaires, avec 5%, de Ty Télé ! Mais dans le Morbihan, c'est bien la chaîne de Yacide Sabeg, le frère de Yazid, commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, qui détient la majorité des parts (35%). Demain TV se présente comme «la seule chaîne francaise dédiée à l'emploi, la formation et à l'entreprise.» Lancée le 29octobre 1997 sur le bouquet Canal satellite sous le nom demain!, elle a été acquise en 2004 par YmédiaS, dont le P-dg est Yacide Sabeg. Demain TV a porté les deux projets retenus par le CSA en 2008, à Belfort et à Limoges.




La Ville s'engagera si...

À Angers, qui sera l'heureux élu? Existe-t-il un troisième candidat dans les coursives? La municipalité se dit prête à repartir sur un contrat d'objectifs mais «pas tant que nous n'aurons pas une vue globale (régie publicitaire, recapitalisation, droits de diffusion...) sur les dossiers.» Mars devrait en apprendre un peu plus aux 15 salariés, dans l'expectative depuis plusieurs mois «Il faut aller très vite sur le dossier. Nous sommes à la limite de l'acceptable avec des gens qui ne savent pas s'ils vont être payés chaque mois. On ne peut faire aucune projection sur la fin de l'année», confie Fabrice Gasdon, délégué du personnel d'Angers7. Ouest-France a pour le moment respecté la demande la Ville: celle de poursuivre l'activité (on évoque 100.000 € injectés chaque mois) jusqu'à une éventuelle reprise. Le groupe rennais n'est soumis à aucune obligation. «S'ils déposent le bilan, ce sera leur responsabilité», prévient Jean-Claude Bachelot, adjoint au maire, en charge du dossier.

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