Adam TP : Rester compétitif sur des chantiers plus propres
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Adam TP : Rester compétitif sur des chantiers plus propres

Adam Travaux Publics a quadruplé son chiffre d'affaire depuis l'arrivée en 2004 de Michel Heintz. Une belle croissance, orchestrée autour du développement durable.

À la mi-2004, Jean-Louis Adam met fin à une histoire familiale débutée en 1946 en se séparant progressivement de ses titres, au profit de Michel Heintz. Ancien directeur régional Alsace-Lorraine de la branche Travaux public chez Eiffage, il détient aujourd'hui la majorité des parts de l'entreprise, les autres étant détenues par Bernard Stoeffler. Adam TP couvre la quasi-totalité des activités de travaux publics, travaux spéciaux et palplanches exceptés.






Dès son arrivée, Michel Heintz a poursuivi les efforts de son prédécesseur en matière de développement durable et de qualité. L'entreprise est certifiée ISO 9001 version 2000. «Je ne croyais pas en la certification qualité à mon arrivée. Je pensais que jamais un maître d'ouvrage ne commanderait plus cher à une entreprise certifiée.» Aujourd'hui, avec la montée en puissance du développement durable, la donne n'est plus la même. «C'est une lame de fond qui conduira à terme à une sélection des candidats sur leurs capacités à trouver des solutions plus économes mais compétitives.»




Recyclage des déchets

La société, membre de la charte «Idée Alsace» depuis mars, fait actuellement son bilan carbone et compte embaucher en janvier2009 une responsable développement durable. Une filiale, Hanau recyclage, créée en 2000 (CA: 1,50M€ en 2008), gère deux sites de recyclage des matériaux inertes du BTP (Geispolsheim et Bouxwiller): concassage de blocs bétons, tuiles, plaques d'enrobés... «Ce sont nos déchets, plus ceux d'autres entreprises, qui peuvent les déposer gratuitement.» Adam TP ambitionne d'être certifié ISO 14.000 à l'horizon 2010.




Deux établissements

Le siège historique d'Adam TP est à Bouxwiller. Jean-Georges Gutter en est aujourd'hui le directeur d'établissement. La société compte aussi un établissement secondaire à Ostwald, racheté en 1997 à l'entreprise Schandel. «Les deux sites, symétriques dans leurs activités et aujourd'hui d'égale importance, irriguent l'un le nord, l'autre le sud de la région.»






Leur développement s'est accompagné d'une forte croissance du chiffre d'affaires, quadruplé en 4 ans (25M€ cette année), et partagé entre les marchés publics (surtout Strasbourg et la Cus) et marchés privés (logistique, grande distribution, agroalimentaire, industrie, particuliers) pour des chantiers - en Alsace principalement et dans le grand Est - de 5.000 à 5M€. Les effectifs ont doublé sur cette même période (120 salariés aujourd'hui). «La société a atteint la taille critique au-delà de laquelle on perdrait la taille humaine».

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