Âgé de 38 ans, Rachid Ben Haddou a créé sa société il y a près de quinze ans. Depuis 2002, Idra Service monte des lignes de production pour l'industrie automobile, agroalimentaire et les centres de tri. La PME en assure aussi la maintenance. Il y a dix ans, le chef d'entreprise a racheté un atelier de chaudronnerie à Châteaubriant, qui réalise des centrales à béton, des ballons de pressurisation ou encore des ensembles mécaniques, comme les plates-formes immergées sur lesquelles évoluent les acteurs de la cinéscénie du Puy du Fou. Les deux Idra emploient 25 salariés et réalisent 3,5 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Pas des concurrents
En rachetant l'intégralité du capital d'Acco, Rachid ben Haddou double la mise. Acco emploie également 25 salariés, pour un chiffre d'affaires légèrement inférieur (2,9 millions d'euros). Si Acco est aussi un chaudronnier, son repreneur dit ne pas mettre la main sur un concurrent. « Ce sont deux activités complémentaires. Idra est spécialisée dans l'acier alors qu'Acco travaille l'aluminium et l'inox », explique le repreneur. Quand l'activité de chaudronnerie d'Idra est très diversifiée (agroalimentaire, BTP, plasturgie, énergie, etc.), celle d'Acco est à 80 % tournée vers le secteur de la navale et du nautisme. Acco réalise ainsi des mâtures pour des frégates de DCNS, des coques de voiliers de plus de quarante pieds. Pour le nouveau venu, l'heure est au développement de l'activité. « L'outil industriel d'Acco est prêt pour absorber sans investissement 30 % d'activité en plus », indique Rachid ben Haddou, précisant que l'entreprise est à l'équilibre. Le Castelbriantais compte porter, « dès que possible » le chiffre d'affaires de l'ensemble de ses PME d'un peu plus de six à 10 millions d'euros. Pour cela, il va miser sur le développement du travail en sous-traitance mais aussi sur le lancement de produits propres.
Produits propres
Une partie du business d'Idra est ainsi générée depuis plusieurs années par un produit propre, un convoyeur conçu pour améliorer les flux de production. Acco a suivi plus récemment ce chemin en lançant un petit bateau à moteur ou, avec d'autres PME régionales réunies au sein du cluster Apportech, une plate-forme flottante pouvant servir de capitainerie, de base nautique, voire même de maison secondaire. Pour Rachid Ben Haddou, cette stratégie de ne pas tout miser sur la sous-traitance « permet de diluer les risques en profitant des savoir-faire de l'entreprise. Cela permet de se démarquer, d'apporter de la valeur ajoutée et de générer de nouveaux flux de business ».
Acco
(Soudan) P-dg : Rachid ben Haddou 25 salariés
2,9 M de CA 02 40 28 66 96 www.acco44.com