Nantes

Chimie

Comment Sensorwake va commercialiser ses deux produits

Par Caroline Scribe, le 05 juin 2017

La start-up nantaise Sensorwake a récemment levé 1,6 million d'euros. Objectif : structurer son développement industriel et commercial pour devenir leader sur le marché des produits high tech grand public dans l'univers du parfum.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Créée en 2015 par l'étudiant nantais Guillaume Rolland, deux fois primée au CES de Las Vegas pour son réveil olfactif et son produit connecté favorisant le sommeil, la start-up Sensorwake vient de boucler une levée de fonds de 1,6 million d'euros. Les investisseurs sont le fonds Fa Dièse, Pays de la Loire Participations, BNP Paribas Développement et Givaudan. Ce dernier - un groupe suisse se revendiquant comme leader mondial de la création de parfums et d'arômes - était déjà partenaire de la jeune société nantaise. « Nous avons développé notre deuxième produit, Oria, en nous appuyant sur deux brevets de Givaudan dans le domaine du sommeil issus des travaux de leur centre de recherche d'Ashford, spécialisé dans les neurosciences. Ce partenariat est stratégique pour nous qui voulons construire une suite de produits autour du parfum », déclare Guillaume Rolland. Associé à Ivan Skybyk, le jeune dirigeant a en effet pour ambition d'accélérer le développement de la société pour devenir, à terme, leader sur les produits innovants de grande consommation dans l'univers des parfums. Dans cette perspective, la levée de fonds va servir à structurer l'entreprise pour accélérer l'industrialisation et la commercialisation des produits. Sensorwake a d'abord renforcé ses équipes qui s'élèvent désormais à une quinzaine de collaborateurs.

Déployer le réveil olfactif au Japon et en Corée

Vendu à plus de 15.000 exemplaires depuis septembre 2016, le réveil olfactif (99 euros) a procuré à Sensorwake 750.000 euros de chiffres d'affaires sur 2016. Implanté dans des enseignes telles que Boulanger, Darty, la Fnac, Le Printemps, le BHV..., il est également distribué par le biais du site internet de la société qui réalise 50 % de ces ventes aux États-Unis. C'est pourtant à un autre continent que va s'attaquer le produit phare de Sensorwake.
« Nous allons nous déployer au Japon et en Corée du Sud avec de nouveaux parfums - le yuzu et le sakura - conçus spécialement pour ces marchés », avance ainsi Guillaume Rolland. L'entreprise se prépare, par ailleurs, à annoncer en septembre prochain une collaboration avec un groupe international qui devrait, elle aussi, booster les ventes du réveil. « On s'est dimensionné dès le départ pour produire beaucoup », précise le dirigeant. Les capsules de parfum sont fabriquées en France, tandis que le réveil lui-même est produit en Chine. Autre grand chantier en vue pour la start-up, celui du lancement commercial de son second produit, Oria, à la fin de l'année. « Oria est un objet connecté qui utilise le pouvoir des parfums pour favoriser l'endormissement et un sommeil réparateur, de manière non intrusive, à une époque où le sommeil est un enjeu de santé », argumente Guillaume Rolland.

Partenariat avec les laboratoires Pierre Fabre

Le nouvel objet, qui sera fabriqué à La Roche-sur-Yon par S20 Industries, sur l'ancien site de FagorBrandt, sera distribué par les mêmes canaux que le réveil olfactif mais pas seulement. Sensorwake sera en effet accompagnée par les laboratoires Pierre Fabre pour commercialiser Oria dans le réseau des parapharmacies. Ce partenariat avec le groupe pharmaceutique a été établi via l'accélérateur Innov & Connect de BNP Paribas, qui met en relation des grandes entreprises et des start-up. 

Enfin, avec son nouveau produit, Sensorwake pourrait également cibler des marchés en B to B. La jeune entreprise nantaise a en effet été sélectionnée par le groupe Accor pour exposer au Salon Vivatech. « L'hôtellerie représente un beau potentiel de développement pour nous », commente le dirigeant qui s'assigne comme mission, dans les années à venir, d'étoffer son portefeuille produits, toujours dans l'univers du parfum.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Recevez chaque vendredi le Débrief, l'essentiel de l'actualité économique de votre région.

Poursuivez votre lecture