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Un premier tour de table à 600 000 euros pour GlioCure
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Un premier tour de table à 600 000 euros pour GlioCure

La jeune biotech angevine GlioCure démarre une campagne de crowdfunding pour développer un traitement contre le cancer du cerveau.

Guérir le glioblastome, la forme la fréquente et la plus agressive de tumeur du cerveau. C'est le pari de la jeune entreprise GlioCure, créée à Angers en septembre dernier, une biotech qui travaille sur le développement d'une molécule thérapeutique qui affiche des résultats prometteurs en permettant notamment le ciblage des cellules tumorales.

2000 décès en France chaque année

« Avec ce produit, on a vocation à être plus efficaces et moins toxiques que les traitements actuels, explique Louis-Marie Bachelot co-fondateur de GlioCure avec Joël Eyer directeur du laboratoire de neurobiologie et transgenèse d'Angers et Claire Lepinoux-Chambaud, chercheur en neurosciences. Il s'agit d'une molécule extrêmement innovante, spécifique aux cellules du glioblastome et au système nerveux central. Et elle cible uniquement les cellules à traiter. » Responsable de 200.000 décès par an dans le monde - 2.000 en France -, le glioblastome affiche aujourd'hui une survie médiane de 16 mois après diagnostic, de 3% à 5 ans... « L'arsenal thérapeutique actuel est restreint et fortement décrié en raison de sa faible efficacité », poursuit l'entrepreneur. Baptisée GC01, la molécule développée par GlioCure affiche des premiers résultats encourageants. Testée sur différentes lignées de cellules animales et humaines, elle permet d'inhiber le développement tumoral de 60% en une seule administration. Sans effets toxiques sur les organes sains grâce au ciblage.

Une seconde levée de 1,8 million d'euros prévue sous trois ans

Accompagnée par Ouest Valorisation - accélérateur de transfert de technologies en Bretagne et Pays de la Loire - la jeune biotech a pour objectif maintenant de finaliser ses études précliniques. Avec près de 250 000 € pour le pré-amorçage (50 000 € apportés par les associés avec un coup de pouce d'Initiative Anjou via un prêt d'honneur), 42 000 € de bourse French Tech Emergence, une aide de 7 000 € de la Région et 150 000 € de Ouest Valorisation pour financer la R&D), elle prévoit un premier tour de financement de 600 000 € sur la plateforme WiSeed. Une phase qui démarre mi-janvier. « Nous enchaînerons ensuite sur la phase de souscription de mi-février à mi-mars une fois obtenue la validation eVote ».

Après cette première phase qui devrait s'étaler sur 18 mois, GlioCure ambitionne un second tour de table de 1,8 million d'euros sous trois ans afin d'obtenir une autorisation d'essai clinique et pouvoir passer aux évaluations sur l'homme deux ans plus tard, sur des patients réfractaires aux traitements "standards". En parallèle, GlioCure cherchera à nouer un partenariat de co-développement avec un industriel. « On envisage d'y aller étape par étape en trouvant à plus long terme des partenaires financiers spécialisés dans les biotechs. » Pour une mise en marché du produit, en Europe et aux Etats-Unis, à l'horizon 2025.

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