En juin prochain, l'entreprise Thiévin fêtera ses trente ans d'existence et inaugurera ses nouveaux bâtiments. Depuis sa création en 1982 par Alain Thiévin, la société de Saint-Mars-la-Jaille a connu un développement continu, à peine ralenti par la crise et marqué par une croissance à deux chiffres du chiffre d'affaires, à l'exception de l'année 2009. En 2011, l'entreprise a ainsi réalisé 25millions d'euros de revenus, en progression de 31% par rapport à 2010, et emploie 150 salariés. Après avoir doublé la surface de l'usine en 2004, puis à nouveau en 2007, Thiévin vient d'investir trois millions d'euros pour porter la surface de ses ateliers de 9.000 à 12.000m² et accueillir ainsi une seconde unité de peinture. «Cet investissement doit nous permettre d'augmenter nos capacités de production pour faire face à la croissance de l'activité et d'améliorer nos délais de fabrication», précise Olivier Thiévin, président de l'entreprise et fils du fondateur. Quelles sont les recettes d'une telle croissance? «Au fil des années, l'entreprise a su diversifier ses activités et ses produits pour occuper des positions fortes sur plusieurs marchés», répond Olivier Thiévin.
Diversification
Historiquement, l'entreprise s'est développée sur les marchés du matériel agricole et des travaux publics qui contribuent pour 40% au chiffre d'affaires. Thiévin fournit aux professionnels du secteur une gamme complète de remorques agricoles, de plateaux à paille, de chariots porte-outils, de trémies à céréales, de bennes TP, de porte-caissons, etc. La société s'est ensuite diversifiée sur le marché en expansion de l'environnement et de la récupération qui représente 30% de son activité. L'entreprise vend aux collectivités et aux entreprises du secteur du matériel de stockage et de ramassage des déchets: bennes, conteneurs, caissons... Enfin, Thiévin dégage 20% de ses revenus de ses liens avec son voisin d'Ancenis, Manitou, pour lequel la société fabrique des godets spécifiques sur une ligne de production dédiée. «Cette activité de sous-traitance nous a apporté un gros volume d'activité supplémentaire», commente Olivier Thiévin. Sur ces trois marchés, l'entreprise a adopté un positionnement haut de gamme. «Nous misons sur notre image de marque, la qualité de nos produits et l'innovation», témoigne Louiza Itaeva, responsable export et marketing chez Thiévin.
Essor des exportations
Le bureau d'études intégré et les équipes de R & D assurent la conception et le développement de tous les produits fabriqués par Thiévin. L'entreprise dépose régulièrement des brevets, tels celui sur le «turbo-paille», un matériel agricole lancé en 2011, ou celui sur le chariot porte-outils, deux produits qui ont engrangé une belle moisson de commandes. Un autre brevet vient d'être déposé sur un projet de remorque agricole qui devrait être lancée pour les salons d'automne. «Nous sommes constamment en veille, à l'affût des attentes du marché. Cela explique le succès de nos nouveautés, des produits innovants et plus techniques qui devraient nous aider à nous développer à l'export», analyse Louiza Itaeva. L'international est en effet le nouveau challenge et la nouvelle piste de croissance explorée par l'entreprise. Présente en France et dans les Dom Tom, la société s'est intéressée il y a deux ans à l'export en commençant par les pays de l'Est. «À la suite des contacts que nous avons établis, nous avons enregistré plusieurs commandes de matériel agricole en Russie et en Bulgarie», relate Louiza Itaeva. Tout en poursuivant sa prospection dans ces pays, Thiévin va poursuivre sa conquête de nouveaux marchés en visant des pays proches comme la Belgique et la Grande-Bretagne.
Thiévin
(Saint-Mars-la-Jaille) P-dg: Olivier Thiévin 150 salariés CA 2011: 25M? 02 40 13 24 12