Studio Ellipse, Iloweb et le photographe Patrick Boulen sont les principaux instigateurs de ce qui pourrait devenir le premier «pôle de communication privé duHavre». Le projet qui devrait aboutir en 2012, consiste en un regroupement de professionnels indépendants, graphistes, spécialistes de la communication au sens large et du marketing qui envisagent à court terme de partager des locaux communs.
Perspective du Grand Paris
But de l'opération: créer des rapprochements dans la perspective du Grand Paris pour se préparer «à l'éventuelle concurrence parisienne dans ce domaine», annonce Guillaume Le Brun, fondateur de Studio Ellipse, société Havraise de production vidéo qui fête cette année ses dix ans d'existence. Un regroupement qui tombe sous le sens «puisque nous travaillons pour la plupart déjà ensemble, avec souvent des clients communs», explique -t-il. Sur la forme, le réalisateur tient à ce que chacun conserve son indépendance et préfère parler de «lien spécifique» plutôt que d'association: «l'objectif est de travailler ensemble, mais sans obligation», ajoute-t-il. Même si l'ensemble se dotera probablement d'un nom et d'une plaquette commune destinée à présenter les différents protagonistes qui le compose. L'acquisition des locaux serait sur le point d'être finalisée même si la question du financement de l'opération, estimée à quelque 700.000€, laisse encore planer un doute sur le calendrier définitif.
Pour Guillaume Le Brun qui a débuté en 1992 dans la réalisation de films, ce rapprochement n'est pas le seul en vue puisqu'il devrait sous peu prendre une participation dans la société Babyfilm dirigée par Jessica Duplant, sa compagne, qui prospère sur le créneau des films «grand public», type faire-part de naissance, films de mariages ou vidéo de spectacles privés. «C'est une clientèle que nous n'avons pas», reconnaît le dirigeant qui compte dans son portefeuille clients Total France, l'équipementier aéronautique Aircelle, l'embouteilleur Sidel ou encore des collectivités telles les villes duHavre, de Gonfreville l'Orcher ou de Honfleur. Dans un environnement extrêmement changeant, où le matériel évolue au rythme des -nombreuses- révolutions technologiques, Guillaume Le Brun a su imposer sa spécificité, en ne comptant le plus souvent que sur le bouche-à-oreille, ainsi que sur une recette maison qui garantie presque à coup sûr de réaliser «un bon film»: «pour présenter leurs produits, nos clients veulent le plus souvent tout montrer en quatre minutes, ce qui est déjà très long! L'enjeu est de réussir à les convaincre que le film est un élément destiné à donner envie. C'est un support qui n'est pas obligatoirement voué à vivre tout seul».
Guillaume Ducable
Le spécialiste du film d'entreprise prépare pour 2012 le regroupement de plusieurs professionnels havrais de la communication et de l'image.