«Il s'agit de s'organiser pour échanger un bien, un savoir-faire sans avoir recours à de l'argent», explique Mathilde Robillard. Un peu l'équivalent du troc avec au préalable un registre de besoins et d'offres de services. «Les personnes se contactent ensuite entre elles et se rencontrent pour effectuer l'échange.» Ces services peuvent aller de la garde d'enfants au prêt d'un motoculteur, d'un appareil à raclette, des choses dans lesquelles on n'investit par forcément. «Le Sel offre un moyen de se mutualiser en zone rurale.» Services et demandes seront régulièrement remis à jour lors de réunions publiques organisées ponctuellement. Chaque «seliste» mesure la valeur des échanges avec une unité convenue par le groupe, souvent des grains de sels, selon un quota horaire défini. «Le but est tout simplement de s'échanger mutuellement des services. On le fait déjà peut-être en famille, ou entre amis, alors pourquoi pas l'élargir?» Sans mettre la main au porte-monnaie, et en créant du lien social. Une forme d'économie sociale et solidaire en plein essor. Si ce Sel se concrétise, ce sera le deuxième dans le Pas-de-Calais, après celui de Béthune.
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Un nouveau système d'échange local (Sel) devrait bientôt voir le jour dans le Pas-de-Calais. Avec un principe presque aussi vieux que le monde.