L'Avamip, dispositif regroupant l'ensemble de la recherche publique de Midi-Pyrénées, intègre à partir du 1erjanvier le nouveau département Valorisation du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) de l'Université de Toulouse. Détails avec son directeur, Christophe Haunold.
Pourquoi avoir intégré l'Agence de valorisation de la recherche Midi-Pyrénées (Avamip) à votre département ?
Parce que cette structure, soutenue par l'Agence nationale de la recherche et la Région Midi-Pyrénées et qui rassemble l'ensemble des acteurs de l'innovation, existe depuis 2006. Elle dispose donc déjà d'une bonne expérience dans le domaine de la valorisation. Son intégration au sein du Pres permet une meilleure visibilité et une plus grande cohérence de nos actions. Désormais, les entreprises et les chercheurs disposent d'un «guichet unique » pour faire appel à nos services.
Que proposez-vous ?
Notre vocation est de rassembler toutes les compétences régionales en matière de recherche en une offre de recherche claire et attractive, susceptible d'intéresser l'industrie, et de participer ainsi au développement économique régional. Notre rôle consiste à la fois à soutenir sur le plan technique et financier la maturation de projets innovants issus de la recherche pour les transférer vers l'industrie, mais aussi à répondre aux besoins de recherche des entreprises. Les pôles de compétitivité constituent des outils structurants pour nous aider à définir les grandes orientations de la recherche.
N'y a-t-il pas un risque de favoriser la recherche dans les secteurs high-tech, par définition plus rentables, au détriment des sciences sociales ?
Ma première tâche consistera précisément à mettre en place une méthode de travail permettant de réunir tous les laboratoires qui travaillent dans le domaine technologique mais aussi en sciences sociales. Je veux donner la priorité aux projets de recherche associant technologie et humain. Nous avons, par exemple, lancé un projet de détection du risque incendie qui a fait appel à des ingénieurs de l'Enseeiht et à des géographes du Mirail. La valorisation d'une recherche ne doit pas avoir pour seul objectif les retombées financières; nous établirons une grille d'évaluation des projets en fonction de divers critères: quels bénéfices pour le développement économique régional, pour la société en termes de conditions de vie et de travail et pour le développement durable ?
Comment comptez-vous travailler avec les entreprises?
Nous devons renforcer nos relations et nos actions en faveur des PME, et notamment des plus petites, pour les aider à devenir plus compétitives. Cela ne passe pas forcément par un transfert de technologie mais par un soutien au quotidien. Nous pouvons par exemple les aider à améliorer la qualité de leur produit, à réduire leurs coûts et leurs délais de fabrication, à évaluer ou tester un outil de production ou bien les aider à chercher des financements par exemple. L'un des enjeux majeurs du département Valorisation est la mutualisation d'outils permettant de renforcer et de stimuler les échanges entre chercheurs et chefs d'entreprise. Carina Louart
Contacts: 05 34 41 35 35 (Avamip) ou www.univ-toulouse.fr